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 La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte

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montségur
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Nombre de messages : 39
Date d'inscription : 05/08/2005

MessageSujet: La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte   Mar 7 Nov - 14:26

Superbe r réponse du ministre brésilien .... La presse
nord-américaine a refusé de publier ce texte


Bonsoir,
Ce texte, non publié, m'a été envoyé par des camarades Guyanais.
Faites suivre s'il vous plaît.



superbe réponse du ministre brésilien de l'Education interrogé par des
étudiants aux Etats-Unis... La presse nord-américaine a refusé de
publier
ce texte.
Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de
l'Éducation Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au
sujet
de l'internationalisation de l'Amazonie.
Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il
espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.
Réponse de M. Cristovam Buarque:
En effet, en tant que Brésilien je m'élèverais tout simplement contre
l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de
l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu
ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit
internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour
toute
l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions
internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions
internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que
l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des
réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer
l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier
des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle
ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays.
Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les
décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne
pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour
le bon plaisir de la spéculation.
Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous
les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule
France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres
produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine
culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être
manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un
seul
pays.
Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer
avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il
faudrait internationaliser ce tableau. Pendant que cette rencontre se
déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais
certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à
cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il
faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit
internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute
l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro,
Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son
histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
Si les États-Unis veulent internationaliser l'Amazonie à cause du
risque
que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens,
alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis.
Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles
armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les
déplorables incendies des forêts brésiliennes.
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des
États-Unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves
forestières du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons
donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du
monde
aient la possibilité de manger et d'aller à l'école.
Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent,
comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage
encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde
comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler
alors qu'ils devraient aller à l'école, ils ne les laisseront pas mourir
alors qu'ils devraient vivre.
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une
l'internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme
un
Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à
nous !
Ce texte n'a pas été publié. Aidez à sa diffusion.
Merci !!!
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hiram
Langue pendue
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Nombre de messages : 85
Date d'inscription : 08/08/2005

MessageSujet: Re: La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte   Mer 8 Nov - 8:58

Formidable ce texte, à diffuser largement, merci montsegur

cheers

_________________
dans le monde intelligible,
l'idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause
de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses;
Platon
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La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte
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