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 scandale du programme pétrole contre nourriture

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hiram
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MessageSujet: scandale du programme pétrole contre nourriture   Mer 10 Aoû - 12:57

Un bon exemple de la gabegie et du système mafieux qui gangrène toutes les instances politiques, associatives, en l'occurence concernant ce scandale, un fonctionnaire des Nations-Unis a été inculpé de corruption, lundi 8 août, par la justice américaine. Il s'agit du russe Alexander Yakovlev, qui était un des responsables des marchés publics à l'ONU.
Bravo pour la gestion. Les enfants, les femmes et les hommes, morts de faim et de maladie vous remercient Mr. Green Mr. Green

08/08/2005 23:19


NEW YORK (Nations unies) (AFP) - Pétrole contre nourriture: l'ex-directeur Benon Sevan accusé de corruption



Il y a bien eu corruption dans la gestion par l'Onu de son programme "pétrole contre nourriture" en Irak, son ancien directeur, Benon Sevan, en ayant "tiré de manière corrompue un bénéfice financier", a affirmé lundi la commission indépendante qui enquête sur ce scandale.

Dans son troisième rapport d'étape, la commission, dirigée par l'ex-président de la Réserve fédérale américaine, Paul Volcker, indique que M. Sevan a bénéficié, pour un montant de 147.184 dollars, des allocations de pétrole accordées, à sa propre demande, à la compagnie African Middle East Petroleum (Amep), dirigée par l'Egyptien Fakhry Abdelnour, un cousin de l'ancien secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali.

Dans ces transactions, un ami de M. Sevan, Efraim Nadler, a joué un rôle d'intermédiaire.

Le rapport retrace le cheminement, entre fin 1998 et fin 2001, de sommes d'argent tirées des ventes d'environ 7,3 millions de barils de pétrole irakien par l'Amep, d'abord vers un compte bancaire à Genève contrôlé par M. Nadler, puis vers un compte appartenant à M. Sevan à New York.C'est la première fois que M. Sevan, un Chypriote âgé de 67 ans, est directement accusé de corruption. Il a nié les accusations portées à son encontre.

Un premier rapport d'étape de la commission d'enquête, en février dernier, avait accusé M. Sevan d'avoir enfreint les règles de l'Onu en intervenant indûment en faveur de l'Amep dans le processus d'attribution des contrats. Mais à l'époque, la commission n'avait pas établi s'il s'était personnellement enrichi.

M. Sevan, qui a dirigé le programme "pétrole contre nourriture" d'une valeur de 64 milliards de dollars pendant toute son existence de 1996 à 2003, avait démissionné dimanche de l'Onu et accusé M. Annan de l'avoir "sacrifié", selon son avocat, Eric Lewis.

M. Sevan a quitté New York pour Chypre en juin, ce qui lui vaut d'être également accusé par la commission de non-coopération à l'enquête. Un procureur de Manhattan a ouvert une enquête criminelle à son encontre en juillet.

Par ailleurs, le rapport de la commission accuse de corruption un autre ex-employé de l'Onu, le Russe Alexander Yakovlev, qui a démissionné en juin.

Selon le document, M. Yakovlev, qui travaillait au département des achats de l'Onu, a sollicité en 1996 un pot-de-vin, avec l'aide d'un Français nommé Yves Pintore, de la part de la Société générale de surveillance (SGS), une compagnie française qui était en lice pour obtenir un contrat de contrôle du pétrole exporté par l'Irak dans le cadre du programme "pétrole contre nourriture".

La commission Volcker indique n'avoir aucune preuve que la SGS avait payé ce pot-de-vin, en principe destiné à lui faire gagner le contrat.

La SGS n'avait pas obtenu ce contrat, qui avait été remporté par la firme Saybolt Eastern Hemisphere.

Enfin, M. Volcker a indiqué à la presse que l'enquête se poursuivait concernant M. Annan.

Dans son deuxième rapport d'étape, fin mars, la commission avait relevé que d'après les éléments à sa disposition, il n'y avait pas eu trafic d'influence de M. Annan dans l'attribution de contrats de l'Onu en Irak à la société suisse Cotecna, qui employait son fils Kojo.M. Annan, qui a toujours affirmé qu'il ignorait que la Cotecna était candidate à un contrat, s'était estimé exonéré dans le scandale.

M. Volcker a évoqué lundi la découverte en juin d'un courriel "soulevant de nouvelles questions sur ce que savait le secrétaire général".

"L'enquête se poursuit à travers la recherche de documents et des entretiens pour évaluer la portée de ce nouvel élément", a-t-il dit.

Dans ce courriel de décembre 1998, le vice-président de la Cotecna, Michael Wilson, évoquait une rencontre avec M. Annan fin novembre 1998 à Paris et assurait avoir alors reçu la garantie de pouvoir "compter sur le soutien" de M. Annan et son entourage.

L'Onu avait à l'époque affirmé n'avoir trouvé aucune trace d'une telle rencontre dans les archives relatives à ce voyage à Paris de M. Annan et ce dernier avait dit n'en avoir aucun souvenir. Peu après, M. Wilson était lui-même revenu sur ses affirmations.

Le programme "pétrole contre nourriture" avait permis à Bagdad de vendre sous contrôle des quantités limitées de pétrole et d'acheter en échange des biens pour sa population, alors que le pays était soumis à un embargo international.

Mais le gouvernement irakien avait perverti le système et plusieurs milliards de dollars avaient été détournés. Le scandale est une sérieuse source d'embarras pour l'Onu.

De nombreux critiques de l'Organisation, notamment aux Etats-Unis, ont réclamé la démission de M. Annan. Celui-ci a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne démissionnerait pas.

C'est du propre hein! Rolling Eyes Crying or Very sad
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serge
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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Mer 10 Aoû - 19:33

Pour faire suite au post d'Hiram, je rappelle que le programme "Pétrole contre nourriture", administré par l'Onu de 1996 à 2003 pour une valeur totale de 67 milliards de dollars, permettait à Bagdad de vendre du pétrole en quantité limitée en échange de denrées de première nécessité.

Rappelons que ce sont ces mêmes personnages qui nous parlent de démocratie et de droits de l'homme, droit de mourir surtout Mr. Green
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serge
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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Dim 14 Aoû - 0:47

Tiens encore une petite couche avec un relent mafieux de nos chers très chers décideurs démocrates, grands défenseurs de la veuve et de l'orphelin, pourfandeurs des extrèmistes, enfin des gens biens quoi

Source "le monde diplomatique" 10 août 2005

Un scandale mobilise le Congrès américain. Entre 1996 et 2003, le programme « pétrole contre nourriture » aurait permis au président Saddam Hussein de détourner des centaines de millions de dollars. D’autre part, certains hauts fonctionnaires des Nations unies auraient empoché des commissions substantielles — notamment le responsable du programme, M. Benon Sevan. Enfin, des responsables politiques étrangers, notamment français, auraient aussi profité du système. Ces accusations sont graves et elles méritent certes une enquête approfondie.

Pourtant, une première remarque s’impose. Une énorme documentation publique sur le programme « pétrole contre nourriture » existe depuis 1996. On y trouve tous les renseignements nécessaires, notamment la liste de tous les articles fournis à l’Irak chaque semestre. Cette liste, comme toutes les transactions irakiennes, était soigneusement établies par le comité du Conseil de sécurité chargé de la mise en œuvre des sanctions, composé de représentants du Conseil de sécurité et fonctionnant par consensus. Aucune décision n’était possible sans l’aval des Etats-Unis qui, avec le Royaume-Uni, a bloqué des contrats pour des centaines de millions de dollars, sous prétexte que certains produits risquaient d’être utilisés pour un programme d’armes de destruction massive — dont on sait maintenant qu’il n’avait d’existence que dans l’imagination des stratèges de Washington. Le programme était donc sous contrôle étroit et si des failles ont existé, les Etats-Unis portent au moins une responsabilité équivalent à celle des Nations unies (1).

On pourrait aussi parler du détournement, par la communauté internationale, de dizaines de milliards de dollars, à travers le fonctionnement de l’United Nations Compensation Committee (UNCC), installée à Genève (2). Sous prétexte de dédommager ceux qui avaient souffert de l’invasion irakienne, cette commission, largement manipulée par Washington, a prélevé jusqu’à 30% des recettes pétrolières de l’Irak pour « rembourser » des sociétés aussi pauvres que la Kuwaiti Oil Company. Un déboursement de 200 millions de dollars a été effectué en… avril 2005, deux ans après la chute de Saddam Hussein et alors que le gouvernement irakien mendie désespérément des crédits.

Mais le scandale le plus criant n’a pas suscité la création d’aucune commission d’enquête. L’adoption de sanctions contre l’Irak en août 1990 et surtout leur maintien après la libération du Koweït en 1991, ont eu des effets dévastateurs dont l’Irak payera encore très longtemps le prix. Si les médias ont mis souvent en avant les difficultés du pays à se procurer de la nourriture et des médicaments — y compris après le début du programme « pétrole contre nourriture » en 1996 —, ils ont sous-estimé les conséquences destructrices des sanctions sur la société irakienne elle-même. Les infrastructures sont petit à petit tombées en ruine, malgré l’extraordinaire inventivité des ingénieurs irakiens ; les services essentiels à la population, les ministères, les centrales électriques, l’eau potable, sont devenus fragiles ; la corruption, jusque-là absente, s’est développée du haut en bas de l’échelle. La délinquance a explosé : les habitants de Bagdad, qui avaient l’habitude de laisser ouvertes les portes de leur maison ou de leur voiture, se sont barricadés. Au moment de l’invasion américaine, il n’a fallu qu’un dernier coup de boutoir pour que l’Etat s’effondre : il était déjà vermoulu.

Une autre dimension concerne les conséquences des sanctions sur la population elle-même. L’émigration d’une partie des couches moyennes — qui avait déjà commencé avant 1991, les gens fuyant la brutalité de la dictature —, s’est accélérée. Le pays s’est vidé de ses cadres. Le système d’enseignement, qui couvrait jusqu’alors la totalité des jeunes, a vu ses élèves déserter : il fallait travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Ainsi a grandi une génération de quasi analphabètes… Le système universitaire a été coupé de tout lien avec l’étranger ; le simple envoi d’une revue scientifique était interdit par le comité des sanctions. Le pays a pris un retard de quinze ans qu’il n’est pas prêt de rattraper.

Et tout cela pourquoi ? Ces sanctions, tout le monde le reconnaît, n’ont pas puni les dirigeants du régime, qui continuaient à disposer de ressources importantes. Elles n’ont pas affaibli l’emprise du régime sur la population, au contraire : le système de rationnement a permis au Baas de contrôler tout un chacun et le régime aurait pu survivre encore des années. Enfin, elles expliquent la difficulté actuelle pour reconstruire l’Irak. Cette difficulté n’est pas seulement la conséquence d’une montée de la résistance armée, mais aussi de la vétusté des infrastructures et de leur délabrement. Même s’il ne faut pas sous-estimer, dans cette faillite, la volonté des Etats-Unis de truster tous les contrats de reconstruction. Remettre en route l’électricité aurait nécessité de faire appel aux firmes allemande (Siemens) et suédoise (ABB), qui avaient mis en place le réseau moderne électrique de l’Irak ; pour le téléphone, il aurait fallu se tourner vers Alcatel (France), qui avait installé les réseaux et connaissait le terrain. Mais Washington voulait punir les gouvernements de la Vieille Europe. Et aussi assurer des contrats juteux à quelques sociétés qui financent le Parti républicain.

Les sanctions ont fait des centaines de milliers de victimes civiles. Elle ont surtout déstabilisé un des Etats les plus importants de la région et favorisé la marche vers la fragmentation. Qui sera jugé pour ces fautes ? Quelle commission dressera le bilan de ces erreurs que tout le Proche-Orient paie chèrement ? Qui garantira que, demain, les Etats-Unis et les Nations unies, ne prendront pas une nouvelle fois ce chemin des sanctions qui punissent tout un peuple pour le crime de ses dirigeants ?

Alain Gresh.
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hiram
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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Ven 2 Sep - 13:34

Rencontre entre Volcker et Kofi annan dans le cadre de l'enquête " Pétrole contre nourriture" et surtout pétrole et enrichissement d'affreux véreux Razz

NEW YORK (Nations unies), 1er septembre (XINHUANET) -- Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a rencontré jeudi matin Paul Volcker, qui dirige la commission indépendante pour enquêter sur les fraudes dans le programme "pétrole contre nourriture", avant la publication d'un rapport général de la commission.

La porte-parole de l'ONU Mme Marie Okabe a confirmé cette rencontre, tout en déclarant : "Comme tout individu dont les déclarations pourrait être citées dans le rapport, le secrétaire général a eu l'opportunité de pouvoir répondre à la Commission d'enquête indépendante".

"Comme il l'a fait précédemment, le secrétaire général a exercé ce droit", a-t-elle ajouté.

La commission Volcker enquête actuellement sur les actes de corruption dans le programme et également si M. Annan avait eu connaissance à l'avance de l'attribution d'un contrat lucratif à une société basée en Suisse qui employait son fils Kojo Annan.

Le secrétaire général sera un élement du rapport qui va être rendu public mercredi prochain. Le rapport de 1 000 pages couvrira tous les domaines du programme, tels que la gestion et le déroulement du programme, et pourrait être considéré comme le rapport final de la commission Volcker. Fin
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hiram
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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Mer 7 Sep - 17:28

Besoin d'un bon coup de balai à l'ONU


'Organisation des Nations unies a besoin d'une profonde et urgente réforme, ainsi que d'importants moyens de contrôle financiers, si elle souhaite éviter que ne se reproduisent les "pratiques de corruption illicites et contraires à l'éthique" qui ont eu lieu dans le cadre du programme "Pétrole contre nourriture" mis en place pour l'Irak, estime la commission chargée d'enquêter sur les failles de ce projet.


Après un an de travail, cette commission indépendante dirigée par l'ancien président de la Réserve fédérale (banque centrale américaine), Paul Volcker, a dévoilé, mardi 6 septembre, quelques-unes des conclusions du rapport qu'elle présentera, mercredi, dans leur intégralité.

Elle affirme notamment que l'ONU n'est pas préparée pour gérer des opérations de l'ampleur de "Pétrole contre nourriture". Un programme qui a fonctionné entre 1996 et 2003 et qui devait permettre à l'ancien président irakien, Saddam Hussein, de vendre du pétrole, malgré l'embargo, pour pouvoir acheter médicaments et nourriture pour la population éprouvée par les sanctions décidées en 1990. "Il manquait un cadre adéquat de contrôle et d'audit (...) Il y a des exemples de corruption au niveau de la direction comme au niveau du personnel sur le terrain" peut-on lire dans la préface du rapport, diffusée sur Internet.

Le document semble exonérer de tout manquement à l'éthique le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, mais il le rend, en revanche, responsable de "déficiences de gestion" . A en croire les conclusions de la commission, un des problèmes majeurs du programme est, en effet, que personne n'en était vraiment aux commandes. Pas plus le Conseil de sécurité, censé le superviser, que le secrétariat de l'ONU, que les agences onusiennes ou que l'Assemblée générale.

Ces carences auraient permis à Saddam Hussein d'exploiter le programme et de profiter de la "corruption généralisée" au sein d'entreprises privées, sur laquelle reviendra la commission dans un rapport en octobre.

Par ailleurs, selon une enquête conjointe des quotidiens britannique et italien, Financial Times et Il Sole 24 ore, rendue publique mercredi, Kojo Annan, le fils du secrétaire général de l'ONU aurait perçu plus de 750 000 dollars de la part de firmes pétrolières, liées au scandale "Pétrole contre nourriture". L'avocat de Kojo Annan a opposé un démenti. ­ (AFP, Reuters.)
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serge
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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Dim 11 Sep - 20:06

Tiens encore un bienfaiteur de l'humanité qui vient de tomber au champ du deshonneur, là aussi les morts le remercient Razz Razz Razz


"Pétrole contre nourriture": un ancien haut diplomate français mis en examen pour corruption

AP | 11.09.05 | 13:33


PARIS (AP) -- Un ancien haut diplomate français a été mis en examen pour corruption dans le cadre de l'enquête sur les détournements du programme "pétrole contre nourriture" des Nations unies, a-t-on appris dimanche de sources judiciaires.
Serge Boidevaix, ancien secrétaire général du ministère français des Affaires étrangères, a été mis en examen jeudi pour "trafic d'influence et corruption active d'agent public étranger" et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on précisé de mêmes sources.
Selon le "Journal du dimanche", qui a révélé l'information, l'ancien diplomate "reconverti dans les affaires" et "actuel président de la chambre de commerce franco-arabe" est soupçonné de s'être fait attribuer, via la Suisse, l'équivalent de 32,6 millions de barils de pétrole irakien entre 1998 et 2002 et d'avoir fait verser des rétrocommissions à des officiels de Bagdad. Il aurait expliqué au juge Philippe Courroye, qu'il s'agissait d"'activités de lobbying", selon le JDD.
Dans le volet français de l'affaire, une instruction est conduite par le juge Courroye qui enquête sur les activités de Total en Irak. Selon le "JDD", onze personnalités françaises sont soupçonnées d'avoir bénéficié des largesses du régime de Saddam Hussein et d'avoir parfois rémunéré des officiels irakiens pour le compte du groupe Total. Parmi elles, figure Bernard Guillet, un ancien conseiller de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, mis en examen en avril dernier. AP


http://permanent.nouvelobs.com/societe/20050911.FAP1483.html?1246
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hiram
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MessageSujet: L'embargo vers l'Irak aurait été contourné   Mer 28 Sep - 10:13

L'ancien PDG de Thales Engeneering dans un article du monde du 26/09/2005 """ Je sais qu'en Irak , a-t-il indiqué au Monde, Thales a contourné le programme "Pétrole contre nourriture", en livrant des munitions chimiques au gouvernement de Saddam Hussein"

Michel Josserand a évoqué, devant les enquêteurs de la division nationale d'investigations financières, le programme "Pétrole contre nourriture" qui avait desserré l'embargo de l'ONU contre l'Irak, entre 1996 et 2003. " Je sais qu'en Irak , a-t-il indiqué au Monde, Thales a contourné le programme "Pétrole contre nourriture", en livrant des munitions chimiques au gouvernement de Saddam Hussein." L'ancien PDG de Thales Engeneering a dit aux policiers que cette société avait participé à la construction d'une usine officiellement destinée à fabriquer du lait en poudre pour les enfants irakiens. Selon lui, cette usine aurait été vouée à la confection d'armes chimiques pour le compte du régime baasiste. Ces faits se seraient produits avant l'arrivée de M. Josserand chez THEC, en 2001. En avril 2003, l'hebdomadaire britannique Sunday Times avait déjà souligné le rôle des sociétés d'armement Dassault et l'ex-Thomson-CSF, devenue Thales, impliquées dans des ventes de matériel militaire à l'Irak, en violation de l'embargo onusien. Les déclarations de M. Josserand pourraient nourrir l'enquête du juge d'instruction Philippe Courroye, qui cherche à savoir si onze personnalités françaises auraient pu bénéficier des largesses du régime irakien.
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hiram
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MessageSujet: L'embargo vers l'Irak aurait été contourné   Mer 28 Sep - 10:14

L'ancien PDG de Thales Engeneering dans un article du monde du 26/09/2005 """ Je sais qu'en Irak , a-t-il indiqué au Monde, Thales a contourné le programme "Pétrole contre nourriture", en livrant des munitions chimiques au gouvernement de Saddam Hussein"

Michel Josserand a évoqué, devant les enquêteurs de la division nationale d'investigations financières, le programme "Pétrole contre nourriture" qui avait desserré l'embargo de l'ONU contre l'Irak, entre 1996 et 2003. " Je sais qu'en Irak , a-t-il indiqué au Monde, Thales a contourné le programme "Pétrole contre nourriture", en livrant des munitions chimiques au gouvernement de Saddam Hussein." L'ancien PDG de Thales Engeneering a dit aux policiers que cette société avait participé à la construction d'une usine officiellement destinée à fabriquer du lait en poudre pour les enfants irakiens. Selon lui, cette usine aurait été vouée à la confection d'armes chimiques pour le compte du régime baasiste. Ces faits se seraient produits avant l'arrivée de M. Josserand chez THEC, en 2001. En avril 2003, l'hebdomadaire britannique Sunday Times avait déjà souligné le rôle des sociétés d'armement Dassault et l'ex-Thomson-CSF, devenue Thales, impliquées dans des ventes de matériel militaire à l'Irak, en violation de l'embargo onusien. Les déclarations de M. Josserand pourraient nourrir l'enquête du juge d'instruction Philippe Courroye, qui cherche à savoir si onze personnalités françaises auraient pu bénéficier des largesses du régime irakien.
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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Jeu 29 Sep - 0:05

Encore une petite info sur les marchands de canons

http://www.salade-nicoise.net/breve.php3?id_breve=520


Le groupe Thales confronté à des accusations de corruption
vendredi 23 septembre 2005

Le 27 mai dernier, Michel Josserand, ancien PDG de Thales Engineering & Consulting (THEC), sort de sa cellule pour être entendu à sa demande par deux magistrats niçois. L’homme est en détention provisoire depuis le 11 avril - il y restera jusqu’au 7 juillet -, incarcéré dans le cadre d’une affaire de corruption intervenue lors de la passation du marché du tramway de Nice. Il est soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin à un élu local et a été mis en examen. Michel Josserand a été licencié en 2004 par un dirigeant de Thales qui avait été chargé de mettre fin à ce genre de pratiques dans le groupe. Ce dernier se retrouve d’ailleurs aujourd’hui mis en cause nommément par Michel Josserand.

Les procès-verbaux de cette audition ont été transmis au parquet de Paris ainsi qu’une série de documents remis par Josserand. Ces pièces constituent les fondements d’un rapport daté du 13 juillet, signé du procureur de Paris, Jean-Claude Marin, dans lequel celui-ci informe la Chancellerie de l’engagement d’une enquête sur la société Thales, spécialisée, entre autres, dans l’électronique de défense. Après des « vérifications » policières - qui ont été engagées depuis - « l’ouverture d’une information judiciaire s’impose », écrit le magistrat.

Dans son rapport, le procureur Marin a retenu quatre types d’opérations susceptibles d’avoir été commises au sein de Thales que la justice va désormais s’efforcer de vérifier.

Les marchés internationaux. Nommé PDG de Thales Engineering & Consulting (THEC) en mai 2001, Michel Josserand aurait établi la liste, sous forme de tableaux, des « contrats avec les pays en cause, des montants des commissions versées et des références aux bénéficiaires », écrit le rapport. Ce document est entre les mains des enquêteurs.

L’ancien PDG de THEC a livré à la justice trois exemples.

Le premier porte sur la vente de frégates à la Grèce en 2002, dont un ministre - dont le nom figure sur procès verbal - aurait été acheté. Le deuxième concerne la vente de matériel civil de télécommunications à l’Argentine. Le troisième touche le marché de la sécurité des Jeux olympiques d’Athènes de 2004. Selon Josserand, le montant de corruption, « entre 7 et 10% » du marché, proposé par Thales au même ministre grec, se serait révélé insuffisant.

En réponse, le groupe Thales a « démenti formellement ces allégations ». Il a expliqué plus précisément au Figaro avoir « mis en place les structures, les règles, les contrôles indispensables au respect de la convention OCDE », qui, depuis 2000, interdit toute corruption d’agent public étranger. « Nous sommes fiers de ces mesures. Aucun des marchés cités n’a donné lieu à une quelconque corruption », affirme-t-on chez Thales.

Les responsables reconnaissent toutefois « que, même si toutes les mesures ont été prises, aucun processus ne peut être sûr à 100%. Ainsi, les irrégularités commises à Nice n’ont été possibles qu’en violation de ces règles et ont immédiatement sanctionnées ».

Par ailleurs, le parquet de Paris a joint au document une plainte déposée en 2003 qui avait été classée, visant la société Thales International et portant sur le marché - baptisé Miksa - de surveillance des frontières de l’Arabie saoudite évalué à 7 milliards d’euros. De fait, des investigations sont désormais lancées sur ce marché dont la signature n’est pas encore acquise. « Après le dépôt de la plainte, il a été établi que Thales était irréprochable, une nouvelle enquête ne pourrait donc que le confirmer », réagit-on chez Thales.

Le programme Secoia. Le parquet de Paris s’interroge ensuite sur « les relations entre Thales et la Délégation générale de l’armement (DGA) ». Il s’intéresse plus particulièrement à un homme d’affaires, Gérard Bertinetti, qui, selon l’ancien PDG de THEC avait mis sur pied une véritable « entreprise de corruption ». Sur procès-verbal, Michel Josserand a détaillé le rôle qu’aurait joué cet homme dans l’appel d’offres lancé par la DGA et remporté par Thales en 2002 pour le projet Secoia. Ce programme est dédié à la construction d’une usine dans la Marne - sur le camp militaire de Mailly - destinée à la destruction des armes chimiques de la Première Guerre mondiale.

En outre, le procureur de Paris fait état de confidences de Gérard Bertinetti à Michel Josserand, portant sur « des munitions livrées par Thales au gouvernement irakien » de Saddam Hussein, en contravention avec l’embargo de l’ONU. Sollicité par Le Figaro, Gérard Bertinetti, n’a pas donné suite à nos messages.

Du côté de Thales, on explique : « Nos relations avec la DGA sont historiques et transparentes ». Concernant l’Irak : « Jamais nous n’avons violé l’embargo, nous a-t-on déclaré, le groupe a même veillé de façon extrêmement stricte à son respect. De plus, nous ne pourrions pas vendre d’armes sans autorisation de l’État et contrevenir à cette obligation est un risque que nous ne prendrions jamais. »

Fraude aux fonds européens. Reprenant les explications de Michel Josserand, le parquet de Paris écrit : « Dans le cadre de l’exécution de programmes de recherche financés par des fonds européens, Thales aurait produit de faux documents. » Le rapport ne donne pas de chiffres. Chez Thales, on se montre circonspect affirmant tout ignorer. « Mais, si des choses étaient découvertes, nous en tirerions les conséquences », nous a-t-on répliqué.

Corruption sur des marchés nationaux. A Bordeaux, Papeete, Saint-Denis-de-la-Réunion ou Tours, Thales serait, selon Michel Josserand, impliqué dans des systèmes frauduleux. A Tours et à Tahiti, une entente illicite aurait été organisée avec deux autres sociétés pour la construction de centres hospitaliers. A Bordeaux, le projet du tramway aurait par ailleurs donné lieu au paiement de « représentants municipaux » que l’ancien PDG de THEC n’a pas identifiés.

Sur ce point, Thales renvoie la balle : « Seul Michel Josserand peut s’expliquer puisque, en tant que PDG de THEC, c’est lui qui avait la haute main sur tous ces dossiers. »

Le juge d’instruction financier qui sera prochainement nommé héritera donc d’un dossier sensible dont nul ne peut mesurer aujourd’hui les conséquences.

Vous ne trouvez pas que ça pue pirat
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serge
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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Jeu 13 Oct - 19:10

Le feuilleton "SCANDALE DU PROGRAMME PETROLE CONTRE NOURRITURE" est plein de rebondissement, c'est presque les ""Feux de la mort""nouvelle mouture, avec salop***, voleurs, mort de femmes d'enfants et d'hommes à cause d'ordures qui se sont bien sucrés, au fait il faudrait songer à faire un procès à ces pourris qui en plus, vu leurs fonctions, ont été rémunéré par l'Etat Français, donc par ce pigeon de contribuable abruti, demeuré et idiot Twisted Evil

Affaire Pétrole contre nourriture : un ambassadeur mis en examen

Le Quai d'Orsay prend ses distances avec les diplomates mis en cause.

Par Fabrice TASSEL

jeudi 13 octobre 2005 (Liberation - 06:00)



u terme d'une garde à vue de 48 heures, l'ex-diplomate français Jean-Bernard Mérimée a été mis en examen hier pour «trafic d'influence et corruption d'agent public étranger» par le juge Courroye, dans le cadre du scandale des détournements financiers du programme onusien «Pétrole contre nourriture».

Elevé «à la dignité d'ambassadeur de France» ­ titre le plus prestigieux du Quai d'Orsay ­, Mérimée, 68 ans, était le représentant de la France au Conseil de sécurité de l'ONU de 1991 à 1995 (Libération d'hier). Comme cinq autres personnalités françaises, dont Serge Boidevaix, également ancien ambassadeur de France, il est soupçonné d'avoir perçu à titre personnel des fonds occultes issus du programme «Pétrole contre nourriture», qui prévoyait, à l'origine, que le produit de la vente du pétrole irakien aide à nourrir la population. Mais le régime de Saddam Hussein a organisé un vaste système de rétrocommissions, en permettant notamment à des dizaines de personnalités jugées favorables au régime de vendre des coupons de pétrole aux compagnies, en réalisant une marge répartie entre dignitaires irakiens et allocataires. Mérimée aurait ainsi perçu une part sur environ 2 millions de barils de pétrole vendus entre 2001 et 2003 à deux sociétés françaises commerçant avec Bagdad.

Le titre de Jean-Bernard Mérimée, et de Serge Boidevaix, a poussé hier le ministère des Affaires étrangères à prendre nettement ses distances. Dans un communiqué, le Quai d'Orsay a d'abord affirmé que «MM. Boidevaix et Mérimée font l'objet d'une procédure judiciaire au titre de leurs activités privées engagées après leur départ en retraite». Il rappelle qu'en septembre 2001, alors qu'Hubert Védrine dirigeait le Quai, le ministère «n'avait pas manqué d'appeler par écrit l'attention de MM. Boidevaix et Mérimée sur les responsabilités particulières qui leur incombaient au titre de leurs anciennes fonctions et sur la nécessité de veiller à ce que leurs activités privées n'engagent qu'eux-mêmes». Devant la justice, les deux diplomates vont se sentir bien seuls.



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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Mar 29 Nov - 10:46

Pendant que des sa***favorisaient en se remplissant les poches eux et leurs copains infâmes la ruine de notre pays, ces mêms affreux qui nous parlent de démocratie et de partage, n'ont-ils aucune conscience ces propres à rien , ce même réservoir d'abominables qui freinaient l'arrêt du programme "pétrole contre nourriture"" avec bien sûr toutes les raisons louables qu'ils savent trouver, Twisted Evil Twisted Evil , des milliers d'enfants d'adultes sont mort de faim et de maladie, pendant que ces meurtriers se remplissaient le poches avec dans leurs bouches des paroles de bien de l'humanité de paix de partage, d'égalité




Nous voyons que certaines révélations peuvent géner ses horribles puisqu'à l'occasion du procès de Saddam Hussein, les avocats de la défense tombent comme des mouches. batman Manque plus que Saddam nous fasse une bonne tite grippe aviaire de préférence comme ça , on pourra toujours dire que c'est un coup des Chinois. Laughing



[b]La connexion marocaine
Le programme « pétrole contre nourriture » censé alléger les souffrances des Irakiens a été dévoyé. Des Marocains sont accusés.
C'est une nouvelle qui a fait l'effet d'une bombe à Paris et affaibli la diplomatie française. Le mercredi 12 octobre 2005, le célèbre juge Philippe Courroye vient de mettre en examen un diplomate de haut vol, Jean-Bernard Mérimée, ancien ambassadeur de France au Maroc de 1987 à 1991 et représentant permanent de la France à l'ONU entre 1991 et 1995. À 68 ans, Jean-Bernard Mérimée est poursuivi pour « trafic d'influence » et « corruption active d'agent public étranger » dans le cadre d'une enquête sur des malversations présumées liées au programme « Pétrole contre nourriture » de l'ONU. Plus précisément, la justice française le soupçonne de s'être livré entre 1998 et 2002 à du lobbying en faveur du régime irakien de Saddam Hussein et d'avoir touché 156 000 dollars en échange. Une situation aggravée par le fait que Jean-Bernard Mérimée n'ait pas déclaré ce complément de revenu au fisc français et l'ait utilisé à hauteur de 150 000 dollars pour aménager sa villa de Ouarzazate, un « cadeau » du pouvoir marocain du temps où il était ambassadeur de France à Rabat, comme le révèle l'ancien ministre de l'Intérieur, Driss Basri (cf. P. 29). Mais ce que l'on ignorait jusqu'à présent, c'est que « L'affaire Mérimée » débute au Maroc. En 1998, Mérimée quitte le Quai d'Orsay et se voit proposer en 1999 par Othman Benjelloun, président de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE), le poste de conseiller pour les affaires diplomatiques avant de devenir administrateur de la BMCE en avril 2000, à la surprise de nombreux observateurs du microcosme bancaire marocain. Comme l'a confié Mérimée lui-même à un journaliste du quotidien L'Economiste en mars 2000, « vous imaginez bien que je n'ai accepté la fonction de conseiller du président Benjelloun puis ma nomination comme administrateur qu'avec l'assentiment du secrétaire général de l'ONU et de la France ». Et il se révèle même loquace sur les missions qui lui sont confiées : « être à l'affût de tout ce qui pourra apparaître comme des opportunités pour le Groupe Benjelloun mais aussi pour le Maroc. (…) Ce ne sera pas seulement les opportunités françaises mais aussi les opportunités marocaines ».

Business diplomatique

Il faut dire que les deux hommes se fréquentent depuis quelques années déjà. Ils se sont connus en Inde, entre 1985 et 1987, à l'époque où Mérimée était ambassadeur de France dans ce pays et, selon les propres termes de Mérimée, se sont retrouvés à Rabat lorsque celui-ci y officie comme ambassadeur, entre 1987 et 1991. Il y a notamment eu l'occasion de voir la « force de caractère » et la « détermination » de Benjelloun dans les affaires alors qu'ils défendaient « des intérêts concurrents ». Selon une source qui souhaite garder l'anonymat, Jean-Bernard Mérimée ne serait toutefois « entré définitivement dans les bonnes grâces d'Othman Benjelloun qu'à la fin de son mandat d'ambassadeur au Maroc, après être intervenu pour que la société de BTP Matrap, à laquelle est étroitement liée l'épouse d'Othman Benjelloun, travaille avec Bouygues sur la construction de la mosquée Hassan II de Casablanca ». C'est donc au nom d'un mélange d'amitié et d'intérêts que le président Benjelloun recrute le haut diplomate du Quai d'Orsay à la BMCE. Selon une source interne à la banque, « comme conseiller, il percevait un salaire conséquent versé en dollars par le siège casablancais ». La BMCE ne semble d'ailleurs rien refuser à son conseiller, comme le prouve le document produit ci-joint : deux billets d'avion Paris-Casablanca-Ouarzazate sur la RAM d'une valeur près de 3 000 euros, datant d'octobre 2002, aux noms d'Anna et de Jean-Bernard Mérimée, facturés à la BMCE…
Au moment où Jean-Bernard Mérimée intègre la banque en 1999, cette dernière cherche désespérément à recouvrer une créance de 22 millions de dollars en Irak qui reposerait sur des opérations commerciales. Selon des sources internes de la BMCE à Casablanca, il s'agissait de « créances nées sur l'étranger », en clair, des accréditifs à l'export de gros clients exportateurs de la banque demeurés impayés après la première guerre du Golfe. C'est dans ce cadre que Benjelloun a sans doute pensé que Mérimée était l'homme de la situation. Et pour cause !

Jouer les g-between

Le diplomate est à l'origine de l'opération « Pétrole contre nourriture » adoptée par le Conseil de Sécurité de l'ONU le 14 avril 1995 (résolution 986). C'est même lui qui en a négocié le contenu avec le ministre des Affaires étrangères irakien Tarek Aziz. C'est donc sans surprise que Jean-Bernard Mérimée propose à Othman Benjelloun de jouer les go-between entre la banque et les autorités irakiennes pour permettre à la première de recouvrer sa créance. Les deux hommes conviennent alors que Mérimée se rende en Irak pour définir une façon de procéder. Le premier déplacement de l'ex-ambassadeur à Bagdad dans le cadre de cette mission a lieu courant 1999. Au moins trois autres voyages suivront et ce, jusqu'en 2001. Une source interne à la BMCE assure avoir « vu de ses propres yeux au moins deux billets d'avion de Mérimée pour l'Irak via la Jordanie » et affirme qu'ils « étaient pris en charge par la banque ». Cette même source révèle en outre que « c'était la BMCE Paris qui avançait les frais de déplacements de M. Mérimée et le siège casablancais remboursait après ». « De plus, poursuit-elle, la BMCE Paris lui fournissait un chauffeur pour se rendre à l'aéroport. Mais, au sein de la banque, rares sont ceux qui cernaient les activités réelles de M. Mérimée. Il avait bien un bureau à Paris mais n'y mettait quasiment jamais les pieds. Je me souviens qu'un jour il m'a glissé qu'il se rendait en Irak pour ses "affaires" ».
C'est donc au cours de l'année 1999 que Jean-Bernard Mérimée reprend contact avec Tarek Aziz, à Bagdad. Le ministre des Affaires étrangères irakien l'aiguille alors vers le ministre du pétrole irakien, Rachid Amer, lequel propose au conseiller du président Benjelloun que l'Irak rembourse la banque par le biais de livraisons illégales de brut. Autrement dit, en détournant, le programme « Pétrole contre nourriture » de l'ONU. Mal à l'aise, Mérimée informe alors Othman Benjelloun qu'il ne souhaitait pas procéder de la sorte mais semble se raviser lorsque Tarek Aziz se montre disposé à lui réserver quelques bons d'achat de pétrole. C'est par ce biais et par l'intermédiaire d'un proche de Tarek Aziz, l'avocat libanais Elias Firzli, que Jean-Bernard Mérimée reçoit, courant 2001, deux millions de barils de brut, via la société Fenar Petroleum basée au Liechtenstein. Cette opération lui rapporte 156 000 dollars qu'il touche en janvier 2002 sur son compte ouvert à la BMCE de Casablanca et qui lui serviront à rénover sa maison de Ouarzazate. Dès lors, une série de questions se posent : la BMCE a-t-elle oui ou non récupéré sa créance de 22 millions de dollars en Irak ? Si oui, était-ce en contournant le programme « Pétrole Contre Nourriture » ? En percevant ses 156 000 dollars, Mérimée était-il en mission pour la BMCE sachant qu'il en était toujours administrateur ? Autant de questions à ce jour sans réponses mais qui pourraient bien intéresser la justice française dans les mois à venir.
Quant aux relations qu'entretiendrait aujourd'hui le désormais sulfureux Jean-Bernard Mérimée avec le président Benjelloun, difficile de dire ce qu'il en est. On sait que Mérimée a quitté le conseil d'administration de la BMCE en mai 2004 -soit quatre mois après que le quotidien irakien Al Mada ait révélé qu'il était impliqué dans le scandale « Pétrole contre nourriture »- alors que son mandat avait été reconduit en 2003 pour une durée de six ans. Selon la source interne à la BMCE, ce n'est « qu'en 2004 que Benjelloun aurait réalisé que Mérimée est une planche pourrie ». Dans ce cas, comment expliquer, comme l'affirme cette source, que Jean-Bernard Mérimée ait occupé des fonctions non définies jusqu'en août 2005 à la BMCE et n'aurait restitué (« à contre-cœur ») son téléphone portable prêté par la banque qu'en septembre 2005 ? L'avenir ne manquera pas de le dire.


[/b]


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MessageSujet: Re: scandale du programme pétrole contre nourriture   Mar 29 Nov - 10:49

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Nous voyons que certaines révélations peuvent géner ses horribles puisqu'à l'occasion du procès de Saddam Hussein, les avocats de la défense tombent comme des mouches. batman Manque plus que Saddam nous fasse une bonne tite grippe aviaire de préférence comme ça , on pourra toujours dire que c'est un coup des Chinois. Laughing
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