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 Clearstream

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hiram
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MessageSujet: Clearstream   Ven 28 Avr - 22:43

Petite info sur cette sté de compensation, pour d'autres info voir le site ci contre http://fr.wikipedia.org/wiki/Clearstream


Euronext : LSE, Deutsche Börse ou un autre prétendant ? Euronext fait durer le suspense ... Selon la presse britannique du week-end, la Bourse paneuropéenne aurait bel et bien repris en secret des négociations de fusion avec le London Stock Exchange (LSE)... 'The Observer' écrit ainsi qu'Euronext et le LSE (qui vient de rejeter une offre du Nasdaq) discutent d'une fusion entre égaux, réalisée entièrement par échange de titres, et qui valoriserait la nouvelle entité environ 6 Milliards de Livres (8,6 MdsE). De son côté, Deutsche Börse n'est pas resté inactif : son PDG, Reto Francioni, affirme, dans un entretien publié ce matin par le 'Handelsblatt', être pressé de "parvenir à une conclusion", et il a même ajouté qu'un accord pourrait intervenir avant l'AG d'Euronext le 23 mai prochain... Il a aussi estimé qu'un rapprochement pourrait se faire sans que Deutsche Börse soit obligé de se séparer de sa filiale de compensation Clearstream. Par ailleurs, les analystes n'excluent pas non plus un mariage entre Euronext et un partenaire américain, le Nasdaq, le New York Stock Exchange (Nyse), voire le Chicago Mercantile Exchange (CME). Plusieurs actionnaires influents d'Euronext ont fait connaître depuis quelques mois leur préférence pour un rapprochement avec Deutsche Börse, estimant une fusion avec le LSE trop coûteuse et trop dilutive. Selon la presse française du jour, un groupe d'entreprises du CAC 40, dont Suez, vient de constituer un pacte d'actionnaires représentant plus de 5% du capital d'Euronext, pour défendre les intérêts des utilisateurs de la bourse en cas de fusion. Les banques membres d'Euronext sont elles aussi en négociations pour parvenir à un tel pacte. elephant

http://finances.voila.fr/cotations/actualite.html?sym=INDU.DJI&id=boursier_ns_fr:1144650600&sym=FR0003500008.U01


Pris sur un blog de militant à lire


Et enfin, la nouvelle procédure judiciaire engagée contre Denis Robert, pour injure, calomnie et diffamation. Historique " En 1996, Denis Robert, ancien journaliste à Libération, réunit sept grands magistrats anti-corruption pour lancer l’Appel de Genève en faveur d’un espace judicaire européen. Dans la foulée, de nombreux témoins de la criminalité en col blanc entrent en contact avec le journaliste. L’un d’eux, Ernest Backes, est un ancien dirigeant de la chambre de compensation Clearstream, un des points névralgiques des échanges financiers mondiaux. Ernest Backes a été l’un des architectes de ce système informatique tentaculaire. Viré, humilié, il a décidé de livrer ses secrets.Pendant deux ans, au prix d’incessants allers et retours au Luxembourg, Denis Robert mène l’enquête. On lui donne des rendez-vous secrets ; les bouches s’ouvrent. Un ancien responsable informatique de la firme, Régis Hempel, explique qu’une partie de ses activités auraient consisté à effacer les traces de transactions sensibles. Denis Robert frappe à la porte des banquiers, posant des questions naïves et d’autres un peu moins. Trois mois avant la publication de son livre, il envoie une série de lettres recommandées de plusieurs pages, demandant des explications à la direction de Clearstream et aux banques mises en cause. Très peu lui répondent." Auteur d'un nouveau roman qui vient de paraître aux Arènes, il doit essuyer de nouvelles procédures dont le but est la mise à mort financière de celui par qui le scandale est connu.

http://generationsocialiste.blogspot.com/2006/03/du-ct-des-copains-coquins.html

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hiram
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MessageSujet: Re: Clearstream   Jeu 11 Mai - 23:19

Il est bien évident que cette affaire ne peut être séparée de la magouille des frégates et des nombreux suicides qui l'on émaillé

Que de rebondissement dans cette grosse magouille des politique et de la finance, maintenant Clearstream une chambre de compensation internationale - l'intermédiaire entre banques pour échanger argent ou titres -

Le volet le plus sordide de l'affaire des frégates c'est le nombre de ""suicides""

Pour exemple

Citation :
Citation:
Frégates : les confessions du général Imbot
Le général René Imbot, ancien patron des services secrets français, a révélé au juge Van Ruymbeke la mission de renseignement sur la vente des frégates de Taïwan effectuée par son fils Thierry. Ce dernier est décédé à Paris dans des conditions suspectes e

Le général René Imbot , ancien patron des services secrets français , affirme que son fils lui avait fait des confidences avant son décès dans des conditions suspectes.

«MON fils savait beaucoup de choses sur les commissions occultes. » Le général René Imbot, ancien patron des services secrets français, a été entendu la semaine dernière comme témoin par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre de l'enquête sur la vente des frégates de Taïwan. Agé de 77 ans, le vieux général, ancien légionnaire, patron de la « Piscine » de 1985 à 1987, a révélé au magistrat que son fils Thierry, mort dans des conditions suspectes à l'automne 2000, chutant du quatrième étage de son immeuble, lui avait fait des confidences avant son décès. Thierry Imbot avait notamment raconté à son père comment le contrat des frégates de Taïwan avait permis à certains, « en France », de se constituer de véritables « fortunes ».

En mission pour la DGSE Pour le général Imbot, il ne fait aucun doute que son fils Thierry, tombé du quatrième étage d'un immeuble parisien, détenait des informations sensibles dans l'affaire des frégates. Autre élément nouveau, René Imbot a révélé au juge Van Ruymbeke que son fils, le lendemain de sa mort, avait rendez-vous avec un mystérieux journaliste. Un « rendez-vous » que le magistrat cherche désormais à éclaircir. Enfin, le général a confié au juge que son fils Thierry, lorsqu'il a été envoyé en 1991 à Taïwan, sous couverture officielle d'attaché commercial auprès de la délégation française, était bien en mission pour la DGSE, les services secrets français, avec pour ordre d'enquêter sur les marchés d'armement dans l'île. Thierry Imbot arrive à Taïwan en 1991. La vente des frégates de type Lafayette, assemblées par la DCN et équipées par Thomson, vient d'être signée dans des conditions diplomatiques laborieuses à cause de l'hostilité de la Chine. Thomson, après un refus de l'Elysée, n'a pas hésité à faire intervenir « le réseau Sirven », dans le but semble-t-il d'intervenir auprès de Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand. C'est ce contrat top secret de 160 MF que Thomson refusera de payer qui donnera lieu, près de dix ans plus tard, à l'affaire Deviers-Joncour. S'estimant victime d'une « tentative d'escroquerie », Thomson déposera plainte en 1999 contre Alfred Sirven et l'ancienne amie de Roland Dumas. Mais en lançant les juges sur cette piste, le géant français de l'armement se retrouve aujourd'hui en première ligne. Désormais, le juge Van Ruymbeke et Dominique de Talancé enquêtent sur toutes les commissions et se heurtent en France au mur du « secret défense ». Jusque-là, les juges ont pu obtenir le contrat principal des frégates mais se voient encore interdire l'accès aux contrats annexes qui détaillent les montants de toutes les commissions. La justice suisse, de son côté, a mis la main sur les comptes d'un intermédiaire utilisé par Thomson, Andrew Wang. Ses comptes bancaires ont vu passer 500 millions de dollars. Largement de quoi alimenter les « fortunes » dont Thierry Imbot avait parlé à son père...

http://www.chez.com/constit/Sirven.html



Mise sur pied au cours de l'été 1989, l'"opération Bravo" avait abouti à la signature, le 31 août 1991, d'un contrat entre Thomson et la marine taïwanaise. Deux années d'une négociation commerciale très ardue que Thierry Imbot, alors en poste à Washington, n'a évidemment pas suivie. Nommé en octobre 1991 à Taïwan, l'officier traitant de la DGSE est donc arrivé sur l'île alors même que la vente était finalisée. Et il l'a quittée en 1993, plusieurs années avant que ce contrat n'intéresse la justice - et l'opinion publique. Une chronologie qui pourrait expliquer l'absence de références à l'"opération Bravo" dans les multiples rapports adressés par Thierry Imbot à sa hiérarchie.

Pourtant, la personnalité, le parcours et le décès surprenant de Thierry Imbot laissent penser aux magistrats que l'ancien membre des services secrets a pu avoir accès à des informations confidentielles relatives à l'"opération Bravo". Fils du général René Imbot, directeur de la DGSE de 1985 à 1988, Thierry Imbot est mort dans des conditions mystérieuses le 10 octobre 2000, à l'âge de 48 ans. Il s'est tué en tombant de la fenêtre de son immeuble, du quatrième étage, à Paris, alors même qu'il venait d'emménager.

Les premières constatations de la police urbaine laissaient planer un doute

: "Le corps n'est pas tombé à l'aplomb de la fenêtre, mais un peu sur la droite, et assez loin du mur de l'immeuble", écrivait un capitaine de police dans son rapport. La brigade criminelle, saisie de l'enquête, concluait, le 17 octobre 2000, à un probable accident : "Les éléments recueillis au cours de l'enquête corroborent les résultats de l'autopsie", assurait un commissaire de police, dans un procès-verbal adressé au procureur de Paris. "Thierry Imbot a très certainement chuté en fermant les volets de la chambre, le vent et la pluie étant particulièrement violents ce soir-là." L'enquêteur ajoutait, en faisant référence à la victime : "Son passé d'ancien fonctionnaire civil à la DGSE ne le conduisait pas à travailler sur des dossiers sensibles." Une remarque probablement hâtive. Car Thierry Imbot, en poste à Washington, puis à Taïwan, sous couverture, avait notamment œuvré dans l'intelligence économique.


http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/f/ethique/lectures/affaire_des_fr%C3%A9gates.htm


Une lettre anonyme ouvre la piste Clearstream

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé ont versé au dossier une lettre anonyme extrêmement détaillée, reçue courant avril. Dans ce courrier, pris très au sérieux au pôle financier, le corbeau affirme qu'un ancien dirigeant de Thomson, un ex-responsable de la brigade financière et plusieurs " hauts fonctionnaires français en activité" ont bénéficié de rétro-commissions en marge du contrat des frégates. L'auteur, qui semble très bien renseigné, cite des numéros de comptes. Les fonds auraient transité, via un circuit très complexe, sur des comptes ouverts chez Clearstream, la chambre de compensation luxembourgeoise, et jumelés avec plusieurs banques, notamment en Suisse. Le dénonciateur affirme que les mouvements de fonds se seraient étalés de 1999 à 2003, et que les comptes suspects auraient été alimentés par l'intermédiaire taïwanais Andrew Wang - qui a perçu une grosse part des commissions versées par Thomson lors de la vente des frégates -, mais aussi par des narcotrafiquants colombiens ainsi que par un oligarque russe soupçonné d'être lié au crime organisé


http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/f/ethique/lectures/affaire_des_fr%C3%A9gates.htm


ça sent bien la m""" et la corruption dde toute part et de tous partis cherry cherry

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hiram
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MessageSujet: Re: Clearstream   Jeu 11 Mai - 23:27

cerise sur le cadeau une interview du père de Thierry, parce qu'il ne faut pas pousser mémé dans la rizière tout de même, y'a beaucoup trop de ""suicides"" dans cette affaire, et je ne parle même pas des autres affaires bien sordides qui arrosent nos jolis partis



Entretien avec René Imbot, directeur général de la sécurité extérieure de 1985 à 1988
Propos recueillis par Gérard Davet et Fabrice Lhomme



Comment votre fils est-il entré dans les services secrets ?

Etudiant le chinois, il était parti trois années, en faculté, en Chine. Le Sdece -ancien nom de la DGSE-, dirigé à l'époque par Alexandre de Marenches, s'est montré intéressé par son profil. Il a finalement intégré les services de renseignement en 1979 et travaillé sur des projets économiques liés à l'URSS, avant d'être affecté au contre-espionnage, au service des affaires économiques.

Vous avez pris ensuite la tête de la DGSE, dont vous avez été le directeur de 1985 à 1988...

En 1985, j'ai été étonné que l'on ait des relations étroites avec la CIA, par exemple, mais aucune collaboration avec la Chine, alors que l'on avait un adversaire commun : l'URSS. Pékin m'a demandé de désigner un correspondant là-bas : j'ai nommé mon fils. Il est parti en juillet 1986, et les Chinois lui ont ouvert toutes les portes. Il a même été infiltré auprès du commandant Massoud. Quand j'ai quitté la DGSE, mon successeur avait besoin d'un officier de liaison avec la CIA. Il a désigné mon fils, qui est parti à Washington et a travaillé notamment sur la première guerre du Golfe, en 1991.

Comment Thierry Imbot s'est-il retrouvé à Taïwan ?

Claude Silberzahn -patron de la DGSE de 1989 à 1993- a eu besoin d'un officier confirmé à Taïwan, au moment où il y avait des discussions économiques avec la France, sur les ventes d'avions Mirage et de frégates. Il a été affecté là-bas, en septembre 1991, sous une couverture fournie par le ministère des finances. Puis, en 1993, la DGSE l'a retiré de ce poste, et mon fils a souhaité quitter le service, car il voulait se marier. Il est toujours resté en relation très étroite avec la DGSE.

Vous avait-il fait des confidences à propos de la vente des frégates à Taïwan ?

Pas réellement. Il m'a simplement dit, un jour : "Papa, tu ne peux pas imaginer la fortune que certains ont faite avec les opérations liées aux frégates." Il parlait de deux personnes : un Chinois et un Français.

Evoquait-il ces faits dans ses rapports à la DGSE ?

Il avait fait nombre de rapports. Dans ces notes destinées à leur hiérarchie, les agents écrivent tout ce qu'ils savent. Mon fils a forcément parlé de ces détournements. Je sais que M. Silberzahn aurait déclaré aux juges ne plus se souvenir d'éventuels rapports rédigés par mon fils. C'est impensable ! Si ces rapports ne nuisent pas à la défense nationale, ce que je pense, il est anormal qu'on ne les déclasse pas.

Votre fils est rentré en France, où il est mort le 10 octobre 2000 en tombant de sa fenêtre...

Je pense qu'il a fait peur à certaines personnes en revenant en France. Il a eu cet "accident". Je suis allé sur les lieux le lendemain du drame. J'ai vu l'emplacement du corps. Quand on tombe d'une fenêtre, on tombe à la verticale. Le corps de mon fils était situé bien plus loin.

Votre fils aurait-il pu commettre, lui aussi, des malversations financières ?

C'est impossible, connaissant l'état de ses finances. C'est inenvisageable. Il était d'une droiture qui en faisait l'un des meilleurs officiers de la DGSE. Je ne demande rien d'autre que la vérité, et je reste à la disposition de la justice.



http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/f/ethique/lectures/affaire_des_fr%C3%A9gates.htm

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hiram
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MessageSujet: Re: Clearstream   Jeu 11 Mai - 23:29

Bon alors ça bouge un peu là dedans je vous donne tt pleins d'infos à vous de faire qq recherches,

à parcourir et à conseiller le blog de Denis Robert

La Domination du monde

http://ladominationdumonde.blogspot.com/

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dédé
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MessageSujet: Jacques Chirac et le juge van Ruymbeke mis en cause   Ven 12 Mai - 10:38

Quel triste fin de règne...

- Jacques Chirac a été de nouveau happé jeudi dans la tourmente Clearstream, pour la deuxième fois en deux jours, tandis que le juge Renaud van Ruymbeke est lui aussi mis en cause dans une affaire qui, accuse l'opposition, "salit" chaque jour un peu plus les institutions.

"Si nous apparaissons, le PR (président de la République) et moi, nous sautons", telle est la phrase la plus compromettante qu'aurait prononcée le 19 juillet 2004 Dominique de Villepin à propos de l'affaire Clearstream, selon des notes écrites par un acteur clé de l'affaire, le général Philippe Rondot, et que publie le quotidien Le Monde.

M. de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, avait demandé au général Rondot, conseiller spécial du ministère de la Défense, de vérifier l'existence de comptes bancaires occultes de personnalités, dont son rival Nicolas Sarkozy.


Le juge Renaud Van Ruymbeke le 11 février 2004 à Paris
©AFP/Archives - Joël SagetSelon le quotidien, ces notes constituent "une pièce à charge contre les plus hauts responsables du pouvoir exécutif". Plusieurs d'entre elles font état "d'instructions" de Jacques Chirac dans cette affaire et montrent l'insistance de M. de Villepin à rechercher l'implication dans le scandale de Nicolas Sarkozy, implication qui s'est révélée fausse.

Concernant l'insistance de M. de Villepin à rechercher une implication de M. Sarkozy, Le Monde cite la note suivante: "D de V (Dominique de Villepin) estime que malgré les vérifications négatives +il y a quelque chose, car tout ce beau monde s'agite et s'inquiète+. N. Sarkozy ?"

Interrogé par l'AFP, l'entourage de Jacques Chirac a rappelé un communiqué du 28 avril "dans lequel il a été dit clairement que le président de la République dément catégoriquement avoir demandé la moindre enquête visant les personnalités politiques dont le nom a pu être mentionné".

Matignon a pour sa part renvoyé aux déclarations de Dominique de Villepin qui a appelé le jour même la presse à faire preuve de "professionnalisme" face aux "propos rapportés, notes, écrits divers mis bout à bout sans précaution".

C'est la deuxième fois en deux jours que le chef de l'Etat est mis en cause par la presse.

Mercredi, le Canard enchaîné avait affirmé que le général Rondot avait parlé aux juges, en marge de Clearstream, d'un compte de 300 millions de francs (environ 45,5 millions d'euros actuels) que M. Chirac possèderait au Japon.


Les juges Henri Pons (g) et Jean-Marie D'Huy (d) arrivent au Pôle financier, le 11 mai 2006 à Paris
©AFP - Thomas CoexL'Elysée avait démenti et Jacques Chirac dénoncé devant la presse "la dictature de la rumeur", réaffirmant son soutien à Dominique de Villepin, dont beaucoup prévoyaient la démission.

Au chapitre judiciaire, le juge Renaud van Ruymbeke a lui aussi été happé par la tourmente. Il a été entendu par les juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, devant lesquels il s'est expliqué sur sa rencontre secrète en avril 2004 avec Jean-Louis Gergorin, corbeau présumé de l'affaire.

Les juges ont également effectué jeudi une perquisition au cabinet de l'avocat Me Thibault de Montbrial.

C'est à cet endroit que s'est tenue une rencontre secrète entre le juge Renaud van Ruymbeke et Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS, à propos de l'affaire des frégates de Taïwan juste avant les envois anonymes du corbeau de Clearstream.

Me de Montbrial avait confirmé mardi dans un communiqué que la rencontre entre les deux hommes s'était bien déroulée à son cabinet fin avril 2004, soit quelques jours avant l'envoi de courriers anonymes au juge van Ruymbeke. Le magistrat a également confirmé la tenue de cette réunion.



Déclaration de Pascal Clément sur l'ouverture d'une information judiciaire sur le juge van Ruymbeke. Durée: 2mn30
©AFP TVLe ministre de la Justice, Pascal Clément, qui a annulé un voyage à Moscou vendredi, a annoncé de son côté qu'il saisissait l'inspection générale des services judiciaires au sujet de cette rencontre secrète avec M. Gergorin, ex-vice-président d'EADS.

Le juge van Ruymbeke avait démenti plus tôt les informations de la chaîne LCI selon lesquelles il aurait négocié avec M. Gergorin l'envoi des courriers anonymes du corbeau accusant faussement des personnalités de détenir des comptes occultes dans la société Clearstream. Le juge avait lui-même conclu que ces listes étaient des faux.

M. Clément a annoncé aussi avoir demandé au parquet de Paris l'ouverture d'une information judiciaire pour violation du secret de l'instruction, à la suite des fuites dans la presse.

Face à une affaire qui déstabilise l'exécutif, l'opposition continue de réclamer pêle-mêle le départ du Premier ministre ou des élections présidentielles anticipées. Pour le député-maire socialiste d'Evry, Manuel Valls, "les institutions sortent salies et profondément affaiblies" de cette affaire.
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simon44
Invité



MessageSujet: Fin de règne putride : l'affaire Clearstream   Ven 12 Mai - 16:47

Fin de règne putride : l'affaire Clearstream.
*************************

Qu'est ce que c'est que ce régime à bout de course, où le Président, le Premier Ministre, le Ministre d'Etat, la Ministre de la défense Nationale s'écharpent de telle manière et sont soupçonnés à des degrés divers d'échanger de tels coups bas après s'être accusés de détournements énormes?

Ce n'est pas une lutte au couteau entre "adversaires" politiques, entre la gauche et la droite, comme en Italie ou en Espagne (Berlusconi et Aznar, en matière de coups tordus, ce n'était pas mal aussi... mais c'était contre "l'ennemi" de gauche. Aussi immoral certes, mais plus dans la logique des choses...)

Non, c'est entre "compagnons" du même parti, créé pour J. Chirac et confisqué par Sarkozy. Quelle crédibilité ce petit monde a-t-il pour nous représenter à l'étranger, après étalage de telles moeurs de voyous qui font suite à tant de questions sur la probité du premier d'entre eux, à l'entêtement sectaire et borné du second qui lui a valu une défaite en rase campagne et aux mensonges avérés du troisième (drame de Clichy, entre autres)?
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Karl
Invité



MessageSujet: Triste fin   Ven 12 Mai - 16:52

C'est l'accalmie sur le front judiciaire et l'agitation sur le plan politique. Ce week-end, en effet, les juges chargés de l'affaire Clearstream avaient déserté leurs bureaux alors que les locataires de l'Elysée, de la place Beauvau et, dans une moindre mesure, de Matignon cherchaient une solution pour éviter le pire, ce qui n'a fait qu'alimenter des rumeurs déjà bien consistantes. Partira, partira pas ? Dominique de Villepin peut-il encore gouverner ou est-il devenu un tel boulet pour la majorité qu'il faut le remplacer au plus vite ? Les opinions sont légions.

Il y a l'opposition, et le PS en particulier, qui désire le voir démissionner sans qu'il y ait dissolution de l'Assemblée et pour cause : elle n'est pas prête en l'absence d'un leader incontesté et d'un projet arrêté. Il y a les proches de Nicolas Sarkozy qui soufflent le chaud et le froid. Ceux qui parlent d'intox dès que l'on évoque sa prochaine arrivée à Matignon et ceux qui rappellent avec gourmandise que «Nicolas n'a jamais fui ses responsabilités». Et puis il y a Jacques Chirac qui est bien ennuyé, qui temporise selon son habitude, qui ne sait pas vraiment s'il doit conserver Dominique de Villepin comme il aimerait le faire, ou s'il doit le remplacer pour éviter d'être entraîné encore plus bas dans les sondages qu'il ne l'est aujourd'hui. A 24 % d'opinions favorables, on comprend l'inquiétude, on comprend la fébrilité qui a saisi l'exécutif, même si certains proches du président se disent lucides sur les manoeuvres du ministre de l'Intérieur ; même s'ils dénoncent une sorte de tentative de putsch de Nicolas Sarkozy qui chercherait, selon eux, à faire croire qu'il se serait rapproché de Jacques Chirac de façon à isoler totalement Villepin.

C'est ainsi, pour l'instant, l'affaire Clearstream c'est surtout des rumeurs aux effets politiques incertains. Et les spéculations ont pris une telle ampleur que les impétrants ont du intervenir pour faire retomber la tension, ce qui en dit long sur la peur des dommages collatéraux. Ainsi, l'Elysée a démenti toute idée de remaniement. Nicolas Sarkozy a indiqué que lors de sa rencontre avec le président, vendredi, il n'avait été question que de sa volonté de poursuive sa mission au sein du gouvernement. Et Dominique de Villepin a fait savoir, indirectement, qu'il n'envisageait pas de démissionner parce que démissionner reviendrait à reconnaître sa culpabilité.

Ainsi va la majorité. Bien mal, elle qui, après avoir subi des critiques pour sa gestion politique de l'affaire Clearstream, s'entend soudain attaquée sur le plan moral. Jean-Pierre Chevènement a parlé de mauvaises mœurs. Laurent Fabius d'affaire de voyous et Noël Mamère de familles mafieuses. Il faut dire que les socialistes aussi ont peur. Peur du discrédit qui touche l'ensemble des responsables politiques. Heureusement, «on n'emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers». Une affirmation dantonesque pour constater qu'après avoir touché au ridicule, nos responsables persévèrent.
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yvon92
Invité



MessageSujet: 10 Bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution   Sam 13 Mai - 20:06

10 Bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution


Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies : injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés. Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution...
1 La hausse des prix de 40% - La misère en travaillant

A l’occasion du passage à l’Euro, les prix des produits de base ont augmenté de 40%, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l’inflation pendant cette période n’a été que de 2%.

Alors que les prix augmentent, les salaires réels (après impôts, taxes et cotisations diverses, loyer, eau et électricité) n’ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais des fruits de la croissance, malgré les fantastiques bénéfices réalisées par les entreprises.

Aujourd’hui, le salaire d’une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le "nouvel ordre économique", il est devenu normal d’être pauvre en travaillant.

2 Deux poids et deux mesures pour les salariés et les chefs d’entreprises

L’écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu’un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.

Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d’une augmentation de salaire (comme Serge Tchuruk à Alcatel), ou bien ils reçoivent des millions d’euros d’indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d’euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).

En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans. (*)

(*) entreprises du CAC 40, l’indice boursier des 40 plus grandes entreprises françaises Pour la liste complète des salaires des patrons du CAC 40, voir l’article sur le "capitalisme vampire"

3 Deux poids et deux mesures pour la justice Selon la constitution et la déclaration des droits de l’homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.

Alors qu’on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.

Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n’a pas causé d’accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l’école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.

Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d’une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été "totalement blanchi" à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l’affaire d’Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l’affaire du "sang contaminé", le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été "dispensé de peine" par le tribunal. Etc, etc...

4 Le décalage entre les impôts élevés et l’inefficience croissante des services de l’état Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l’impôt sur le revenu, les impôts locaux, l’impôt foncier, la TVA et les taxes sur l’essence, les prélèvements de l’état représentent plus de la moitié du revenu d’un salarié moyen.

Dans le même temps, la qualité de l’éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d’un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).

Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées "à la chaîne" et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d’hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d’être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l’emploi abusif des antibiotiques par les médecins).

5 Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l’inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.

Voici ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE, l’organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l’AMI :

"Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population." (extrait du "Cahier de politique économique" n°13 de l’OCDE)

6 La corruption à tous les niveaux de l’Etat Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l’administration : commune, département, région, état.

Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires : luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l’étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée... Tout ceci est une autre façon de détourner l’argent du contribuable.

7 Les subventions abusives distribuées par l’Etat aux entreprises Si l’état manque d’argent pour l’éducation, la santé ou les retraites, c’est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu’elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l’entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d’oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.

8 La tromperie des "35 heures" En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin présentait sa grande mesure sociale : le passage aux 35 heures de travail hebdomadaire (au lieu de 39 auparavant), en échange d’une baisse des salaires, de l’instauration de la "flexibilité" (une mesure que les entreprises réclamaient depuis 20 ans), et d’une baisse des cotisations sociales des entreprises. Le résultat est aujourd’hui un déficit de 12 milliards d’euros de la Sécurité Sociale. Un déficit qui devra être payé par les salariés (si les cotisations augmentent), ou bien par les contribuables (si l’état prend en charge le déficit), ou encore par la population dans son ensemble (si les remboursement de soins diminuent).

Autrement dit, le gouvernement Jospin a fait un "cadeau" aux salariés, tout en leur demandant de payer pour ce cadeau. En fait, les salariés ont même payé un prix supérieur à la valeur du cadeau.

Pour éviter que les salariés s’aperçoivent de la supercherie, le MEDEF (le syndicat des entreprises) a pris soin de protester vigoureusement contre les 35 heures.

9 Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, OCDE, Commission Européenne) qui sont entièrement au service d’intérêts particuliers (intérêts des entreprises multinationales) au lieu de l’intérêt général. Les accords multilatéraux (AMI, AGCS) élaborés dans le secret et l’opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.

10 Le saccage de l’environnement par les entreprises, en toute impunité Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les "prédateurs" saccagent la nature en toute impunité. L’homme et l’environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d’être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c’est maintenant qu’il faut agir.
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steph
Invité



MessageSujet: Inventer de nouveaux moyens d'action   Sam 13 Mai - 20:11

Inventer de nouveaux moyens d'action


Pour se révolter contre les élites économiques ou politiques, les citoyens disposaient de 2 moyens d'actions qui ont été efficaces pendant près de 2 siècles: la grève du travail, et les manifestations dans la rue.

Ces 2 moyens d'actions ne sont plus efficaces aujourd'hui.

La grève du travail n'est plus le moyen d'action adapté car elle n'est praticable que par une minorité de personnes. Depuis les années 1970-80, des millions de salariés sont devenus des chômeurs, remplacés par des robots, des ordinateurs, ou bien par des esclaves humains qui effectuent le même travail pour un salaire de misère dans les pays du tiers-monde. Or un chômeur ne peut faire grève. De même, ceux qui ont un emploi précaire ou interimaire ne peuvent pas non plus faire grève. Quand à ceux qui ont encore un emploi fixe, ils ne peuvent faire grève à cause du risque de perdre leur emploi.

Les manifestions dans la rue ont également perdu leur efficacité. Dès lors qu'une manifestation se déroule pacifiquement, sans violences policières, elle n'est que l'évènement d'un jour. Le soir, quand la manifestation est finie, chacun rentre chez soi bien gentiment pour regarder la télé, et continuer de consommer le lendemain. Bref, pour le gouvernement, une manifestation n'est rien de plus qu'une sorte d'animation festive qui met des couleurs dans la rue. Entre une manifestation citoyenne ou syndicale et une manifestation "sans finalité" comme la Techno Parade ou la Gay Pride, finalement quelle est la différence?

Pour les citoyens et les contre-pouvoirs, il est donc devenu nécéssaire d'inventer de nouveaux moyens d'action.



La grève générale de la consommation


Les citoyens ont entre les mains une arme absolue: la grève générale de la consommation.

La grève générale de la consommation ne serait pas un boycott contre des marques particulières, mais un mouvement général, comme en 1968, dont le but serait de formuler des revendications globales.

Dès maintenant, chacun dispose du pouvoir de commencer la grève de la consommation à titre personnel. En n'achetant que le strict nécéssaire, en cessant d'idolâtrer les marques en cessant de les associer à la définition de notre bonheur. Avant chaque achat, demandons-nous dans quelles conditions sociales et écologiques ont été produites les marchandises que l'on s'apprête à acheter.
La grêve individuelle de la consommation est aussi le moyen d'être plus libre: en consommant moins, nous dépensons moins, et donc nous sommes moins dépendants de l'argent et du besoin de travailler.



La grève générale de la natalité


Il existe une autre arme citoyenne qui n'a jamais été utilisée ni même imaginée jusqu'à présent: la grève générale de la natalité. Autrement dit, arrêter de faire des enfants et de fournir de nouveaux esclaves au système, tant que des revendications globales n'ont pas été satisfaites. Privé de nouveaux esclaves-consommateurs à exploiter, le système serait condamné à moyen-terme et serait obligé de céder.

Comme toute arme absolue, celle-ci a un inconvénient: si les "Maitres du Monde" refusent de céder, l'arrêt des naissances signifie la fin de l'humanité. Mais l'humanité qu'on nous prépare (à base d'implants, de clones, de manipulations génétiques, d'hybrides homme-animaux, le tout sur une planète saccagée) est-ce encore l'humanité?



Créer de nouveaux circuits économiques


Le système commercial a été inventé il y a plus de 5000 ans pour mettre en relation les ressources et les besoins. En se développant, ce système a permis d'apporter un confort matériel et une prospérité qui n'auraient pu être obtenus autrement.

Mais aujourd'hui, ce système s'avère de plus en plus incapable de remplir sa mission. Il est devenu à la fois incapable de satisfaire les besoins du plus grand nombre. Le système économique laisse "sur la touche" des millions de personnes, dans le tiers-monde comme dans les pays développés.

Parallèlement, le système économique est devenu incapable d'utiliser les ressources, en laissant des millions de personnes sans emploi, et en confinant de nombreux salariés dans des fonctions où ils ne peuvent exprimer leur vrai potentiel. De nombreux talents et de nombreuses intelligences sont ainsi gâchées et finalement endormies ou détruites, faute d'avoir été utilisées et stimulées.

Il est donc nécéssaire de prendre acte de la faillite du système économique, et de créer un autre système, c'est à dire un nouveau circuit économique complet, avec ses entreprises, ses banques, et ses salariés, ainsi qu'un système différent de l'argent pour faciliter l'échange des biens et des services.

Ce nouveau type de monnaie devra être libellée en "unités de temps", afin d'établir une équivalence transparente entre le temps et l'argent. Par exemple, lorsqu'une personne travaillerait 5 heures, elle recevrait 5 unités de temps, avec lesquels elle pourrait acheter 5 heures du temps d'autres personnes, ou formulé autrement, des produits qui auront nécéssité 5 heures de travail pour leur production.

Le "coût-temps" d'un produit devra intégrer:
- le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer le produit
- le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer l'outil de production, raméné à la fraction de temps d'utilisaton de cet outil pour la fabrication du produit
- le temps utilisé pour la commercialisation et pour la gestion administrative
- le temps utilisé pour la recherche et développement
- et enfin, une fraction de temps destinée à financer les investissements futurs

La répartition du "coût-temps d'un produit devra être transparente, et mentionnée sur l'étiquetage des produits.

Les associations de troc ou "d'échange de services" comme le SEL sont les premières tentatives vers un circuit économique alternatif.



Exploiter le décalage entre les valeurs officielles et la réalité


Le système doit garder une apparence de démocratie, et les valeurs officielles de notre société sont toujours censées être la liberté, les droits de l'homme, la justice, l'égalité devant la loi, la primauté de l'intérêt général…

Il suffit donc pour les contre-pouvoirs de reposer les problèmes à plat et de démontrer que ces valeurs fondamentales sont bafouées, y compris par ceux censés en être les garants.



La gravité des problèmes accélère la prise de conscience


Les problèmes écologiques sont aujourd'hui si graves qu'ils sont devenus une évidence pour la quasi-totalité des gens. (pollution de l'air, des océans, du sol, des rivières et des nappes phréatiques, destruction des forêts, de la bio-diversité, des paysages, trou de la couche d'ozone, bouleversement climatique…)

De même, les effets néfastes du capitalisme sauvage et de la mondialisation en matière sociale (chômage, dérèglementation, délocalisations, précarisation, flexibilité, misère et esclavage dans les pays du Tiers-Monde…) sont également en train de devenir une évidence
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steph
Invité



MessageSujet: Pratiquer une consommation intelligente   Sam 13 Mai - 20:12

Pratiquer une consommation intelligente


Achetez des produits qui respectent l'homme et l'environnement.

Pratiquez le boycott systématique des entreprises qui détruisent l'environnement, qui utilisent le travail de quasi-esclaves dans les pays du Tiers Monde, ou qui appliquent des méthodes de production contraires au développement durable.

Boycottez les marques de produits alimentaires qui utilisent à outrance les additifs chimiques, les pesticides, les OGM, et qui font passer leur profit avant la santé du consommateur.



Pratiquer une utilisation intelligente des médias


Boycottez les émissions abrutissantes et débilitantes, qui sont une insulte à votre intelligence.

Ne regardez que les émissions qui vous rendent réellement plus heureux, plus éveillé, plus riche intérieurement...

Boycottez les journaux télévisés et les magazines qui ne contiennent que des informations insignifiantes.

Allez chercher les informations importantes là où elles se trouvent: chaînes TV culturelles, magazines scientifiques et économiques spécialisés, livres, Internet…



Pratiquer un vote intelligent


N'hésitez pas à voter pour des "petits" candidats. Même les grands partis d'aujourd'hui ont été petits à leurs début... En n'osant voter que pour les grands partis, nous rendons impossible l'émergence d'une alternative politique véritable, en phase avec les aspirations et les préoccupations des gens.

Si vous êtes français, ne votez pas pour des Enarques. Leur méthode de gouvernement est basée sur le mépris de la population, considérée comme un cheptel à gérer.



Pratiquer une citoyenneté active


Contactez vos élus, et demandez-leur des comptes sur les grandes questions: environnement, social, justice, transparence et intégrité de l'état, contrôle éthique de la science…

Demandez des comptes à vos élus pour:


le décalage entre le niveau élevé des impôts et la qualité médiocre des prestations de l'état en matière d'éducation, de défense de l'environnement, de santé, de justice, de sécurité, de recherche, de qualité des équipements collectifs, de qualité des services administratifs...

l'utilisation de l'argent public pour les dépenses fastueuses de l'administration (déplacements en avion, séjours à l'hôtel avec une cohorte de "collaborateurs", voitures et appartements de fonction, locaux officiels aménagés comme des palais...)

le détournement de l'argent public, au moyen de subventions abusives versées à des multinationales, ou de travaux publics inutiles (ronds-points, chicanes, regoudronnage inutile d'une route, etc) dont le but est souvent de permettre aux hauts fonctionnaires et aux élus locaux de percevoir des "commissions"

la justice à 2 poids et 2 mesures, et l'impunité totale accordée aux plus puissants ou aux membres de certains réseaux d'influence

la non-application des réglementations sociales et environnementales

le laxisme envers des activités polluantes, les atteintes à la santé publique, le non-respect des normes pour la qualité de l'eau ou de l'air

l'absence de recherche sur les nouvelles énergies

l'absence de politique efficace pour l'environnement...




Contactez également les entreprises, afin de savoir si leurs produits respectent l'environnement, les droits sociaux, la santé du consommateur... Vous démontrerez ainsi aux multinationales qu'une prise de conscience a lieu, et que leur intérêt est de changer si elles veulent préserver leur image et conserver leurs clients.




Respecter la nature et l'environnement


Respectez la faune et la flore lors des promenades ou randonnées, n'abandonnez pas de déchets dans la nature, n'utilisez pas votre voiture inutilement, ne roulez pas en diesel à cause des odeurs, du bruit, et des émissions de particules cancérigènes.
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