ASSOCIATION HENRI LAGRANGE

Plan International d'Entraide SIEPS
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 M. Finkielkraut s'excuse pour ses propos...

Aller en bas 
AuteurMessage
grasse
Nouveau


Nombre de messages : 8
Date d'inscription : 04/09/2005

MessageSujet: M. Finkielkraut s'excuse pour ses propos...   Lun 28 Nov - 14:32

M. Finkielkraut s'excuse pour ses propos dans le quotidien israélien "Haaretz"



Je présente des excuses à ceux que ce personnage que je ne suis pas a blessé (...). La leçon, c'est qu'en effet je ne dois plus donner d'interview, notamment à des journaux dont je ne contrôle pas, ou dont je ne peux pas contrôler le destin ou la traduction", a déclaré le philosophe Alain Finkielkraut, vendredi 25 novembre, sur Europe 1, ajoutant qu'il a été "victime d''un immense malentendu" et que ces déclarations sont "un assemblage où [il] ne se reconnaît pas".



Dans une longue interview au quotidien israélien Haaretz, publiée vendredi 18 novembre, le philosophe avait déclaré qu' "un Arabe qui incendie une école, c'est une révolte, un Blanc c'est du fascisme". "Bien sûr qu'il y a une discrimination, et il y a certainement des Français racistes, des Français qui n'aiment pas les Arabes et les Noirs et ils les aimeront encore moins maintenant quand ils prendront conscience de la haine qu'ils leur vouent (...). L'idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L'antiracisme sera au XXIe siècle ce qu'a été le communisme au XXe".


"On nous dit que l'équipe de France est admirée parce qu'elle est black-blanc-beur. (...) En fait, aujourd'hui, elle est black-black-black, ce qui fait ricaner toute l'Europe." Voir dans les émeutes "une réponse au racisme français, c'est être aveugle à une haine plus large : celle de l'Occident" avait notamment déclaré M. Finkielkraut.

"Je n'ai en moi aucun mépris ni haine à l'égard de quelque collectivité que ce soit. Je me sens solidaire par vocation des nouveaux immigrés en France, et notamment des immigrés de la deuxième ou troisième génération", a insisté, vendredi, le philosophe .

LE MRAP RENONCE À PORTER PLAINTE


Interrogé notamment sur l'affirmation que la crise des banlieues était "une révolte à caractère ethnico-religieux", le philosophe a répondu : "Tout le monde le pense. Parler de l'origine des émeutiers est considéré comme une attitude raciste. D'un autre côté, la réaction unanime à ces émeutes est la dénonciation de la discrimination des minorités visibles."


Après les excuses d'Alain Finkielkraut, le MRAP a finalement renoncé à porter plainte contre Alain Finkielkraut pour incitation et provocation à la haine raciale, a indiqué son secrétaire général, Mouloud Aounit. M. Aounit a déclaré à l'AFP que "même s'il doutait de la sincérité des excuses de M. Finkielkraut", le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) n'avait finalement plus l'intention de porter plainte contre le philosophe.


Mouloud Aounit avait annoncé précédemment son intention de porter plainte après les propos de M. Finkielkraut, jugeant que ce texte "d'une violence raciste inouïe" "participe à mettre sur le terrain ethnique et religieux cette insurrection sociale de Français qu'il nomme Noirs ou Arabes". "C'est l'aboutissement d'une bascule idéologique", avait ajouté M. Aounit, rappelant que M. Finkielkraut avait notamment participé à l'appel contre des "ratonnades anti-Blancs" en mars 2005 après des violences en marge de manifestations lycéennes. M. Aounit avait également déclaré vouloir "demander au Conseil supérieur de l'audiovisuel le retrait [du philosophe] de France-Culture, chaîne publique".

ourquoi ne vous reconnaissez-vous pas dans le compte rendu qu'a fait Le Monde de vos propos parus dans le journal israélien Haaretz, lequel les a comparés à ceux d'"un militant du Front national" ?


Le personnage que désigne cet article m'inspire du mépris, et même du dégoût. Je ne suis pas ce frontiste excité nostalgique de l'épopée coloniale. J'essaie seulement de déchirer le rideau des discours convenus sur les événements actuels. Lui, c'est lui, et moi c'est moi. A ma grande stupeur, depuis mercredi, nous portons le même nom.


Ce qui m'inquiète, c'est la désafiliation nationale. Je dis donc effectivement que lorsque certains jeunes émeutiers évoquent entre eux "les Français", nous sommes perdus. J'ajoute que certains juifs aussi succombent à cette tentation. Je leur réponds : "Si votre présence ici ne relève que de l'utilité, soyez honnêtes avec vous-même : vous avez Israël." Moi, quand j'entends "les Français", je suis indigné. La phrase incriminée doit être remise dans cette perspective. Si, pour ces jeunes des cités, la France n'est qu'une carte d'identité, eux aussi ont le droit de partir. Mais je sais que ce n'est pas une possibilité et je le dis dans l'entretien.


Vous êtes enfant d'immigré. Ne pouvez-vous imaginer que dire "les Français" relève d'un rapport plus complexe que l'utilitarisme ? Du souci de préserver une identité sans remettre en question la volonté d'insertion ?

Oui, mon père aussi, venu de Pologne, disait "les Français". Il en avait le droit. Mais j'ai toujours pensé que cette façon d'être n'était pas transmissible. Moi, je refuse cette posture. Or ces jeunes sont, comme moi, nés en France. Je leur demande la même cohérence.


Que contestez-vous dans les propos qui vous ont été attribués ?

Il y une chose que je ne reprends en aucune façon à mon compte, c'est l'idée que les Lumières apportaient la civilisation à des "sauvages". Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire. L'intention des Lumières est équivoque. Cette équivoque doit nous garder de tout alignement du colonialisme sur une entreprise purement criminelle. Intégrer des hommes dans la catholicité des Lumières est autre chose qu'une volonté d'extermination. Cela peut avoir, ici ou là, des effets positifs. C'est tout ce que je voulais dire.

Comme Occidental confronté à l'ère du vide, je n'ai aucun esprit de supériorité. Mais je suis inquiet devant la montée des nouvelles revendications de mémoires. On demande, quelquefois pour soigner les blessures identitaires, un nouvel enseignement de l'esclavage et de la colonisation. Pourquoi pas ? Sauf que cette demande se formule de plus en plus comme un "droit à la Shoah". Comme si, pour résoudre une terrible compétition des mémoires, il fallait "élargir" la Shoah. Dès lors, la colonisation ne devient plus qu'un crime contre l'humanité. Or elle fut "ambiguë", comme a écrit Claude Liauzu, et ne se ramène pas à ses seuls crimes.


Prenons deux citations : "Qu'a fait ce pays aux Africains ? Que du bien", et "l'esclavage n'était pas une Shoah, pas un crime contre l'humanité". Ne vous situez-vous pas vous-même dans la "concurrence des victimes" ?

Bien entendu, les traites négrières sont un crime contre l'humanité. Et oui, il y a une part criminelle dans la colonisation. Si je devais l'enseigner, je commencerais par Au coeur des ténèbres, de Joseph Conrad.

Mais elle n'était pas que cela, et il devient chaque jour plus difficile de le dire. Quant à l'esclavage, on traite de négationniste quiconque ose rappeler que l'Occident n'en est pas seul responsable, qu'il y a eu des traites internes à l'Afrique et orientales. Si l'Occident a une spécificité, par-delà ses crimes, c'est l'abolitionnisme. Pour ce qui est des Africains auxquels la France n'a fait "que du bien", je parlais des immigrants récents et je les comparais à mon père, déporté par Vichy. Le modèle de la Shoah plane désormais sur toutes les horreurs collectives. Cette concurrence des victimes doit être combattue sans répit. On ne réconciliera pas les Noirs, les juifs et les Arabes sur le dos de la vérité. Parler comme les "Indigènes de la République" est détestable.

La clé des émeutes dans les cités est, à vos yeux, qu'elles ont été le fait non pas de "jeunes" indéterminés, mais de Noirs et d'Arabes musulmans ?

Face à ce grand saccage, la France est divisée en deux partis : celui de la compréhension et celui de l'indignation. Le parti de la compréhension est celui qu'on entend le plus. Certains vont jusqu'à célébrer la multitude insurgée. La plupart veulent décharger les émeutiers de leurs responsabilités en assignant leurs actes à un urbanisme effrayant, à l'isolement, au chômage, aux "provocations" du ministre de l'intérieur, au racisme endémique. Je pense qu'il n'y a pas de lien de cause à effet entre la misère sociale réelle des quartiers et l'incendie des écoles. Pourquoi cet acharnement contre les symboles républicains ? Nous devons admettre qu'un certain nombre de gens vivant en France détestent ce pays.


Le nombre d'arrestations et la hausse de la popularité du ministre de l'intérieur ne vont pourtant pas dans le sens de la "compréhension" à l'égard des émeutiers ...

Je ne ferai aucune concession au politiquement correct. Chaque jour, les "Guignols de l'info" font jouer à M. Sarkozy le rôle de l'ennemi absolu pour qui tous les Arabes sont des voleurs et les Noirs des racailles. Il clame le contraire, mais c'est ce que les jeunes des banlieues regardent.


Les policiers, les éducateurs n'ont pas constaté de revendication religieuse. De même, on trouve des Français "de souche" parmi les jeunes condamnés. D'où tenez-vous qu'il s'agit d'une révolte "ethno-religieuse" ?

D'accord, la religion n'a pas joué comme religion, mais comme référence identitaire. Mais votre question m'étonne. L'antiracisme contemporain est ubuesque. Il m'est reproché de parler de l'origine des émeutiers. Or ceux qui m'accusent sont les mêmes à prôner la lutte contre les discriminations raciales. Si nous n'avions eu affaire qu'à un problème purement social, il serait traité comme tel. Je ne nie nullement l'existence du racisme subi par ces jeunes.


La question que je pose s'adresse à notre ultime utopie, qu'il y a quelques mois encore Le Monde défendait avec panache : le métissage. On pensait que la réponse au racisme, c'est une société multiraciale. Or une société multiraciale peut être aussi une société multiraciste. Je sais que mon propos est scabreux. Disons les choses clairement : des Français de souche ont aussi participé aux émeutes, mais le gros était constitué de jeunes d'origine africaine et nord-africaine. Toute généralisation est abusive. Le racisme, c'est la généralisation. Mais, maintenant, l'antiracisme risque de devenir une prophétie autoréalisatrice.


Il faut compter aujourd'hui avec une haine de l'Occident dans le monde arabo-musulman qui a des retombées françaises. Mais, bien sûr, il y a aussi des causes à chercher en nous-mêmes. Elles résident dans le vide spirituel de nos sociétés. Ces adolescents ennemis de notre monde en sont aussi la caricature ultime. Ce n'est pas par hasard qu'ils veulent détruire les écoles. Nous vivions dans une société où l'utilité et l'immédiateté ont aboli l'humanisme.

De plus en plus de gens considèrent que l'école est là pour donner du boulot. L'idée que l'enseignement est à lui-même sa propre finalité ne fait presque plus sens. Dès lors, saccager une école qui ne vous garantit rien devient compréhensible.


La révolte ne serait donc pas due aux difficultés d'insertion de ces jeunes, mais à leur rejet intrinsèque du "modèle français" ?

Il n'y a pas que du rejet. D'une certaine façon, ils sont aussi l'avant-garde de ce comportement général de plaignant et d'ayant droit frustré. L'école, c'est le droit au diplôme ; le diplôme, le droit au travail... Il y a là comme un rapport syndical à la réalité, pur produit d'un monde sans repères. Dans les cités, ceux qui jouent le jeu républicain se font traiter très souvent de "bouffons".


Vous dites à Haaretz que vos propos, vous ne pourriez les tenir en France. Que peut-on dire à l'étranger qu'il est impossible de dire ici ?


Il est très difficile en France de résister à un discours convenu qui réduit les événements actuels aux seules questions d'inégalités et de discriminations.


Si, comme vous le pensez, "le modèle républicain s'est effondré dans ces émeutes, mais le modèle multiculturel ne va pas mieux", faut-il conclure à l'impossibilité d'intégrer les populations noires, arabes et musulmanes ?

Cette intégration est notre obligation. Mais la solution ne réside pas dans la stigmatisation incessante de notre pays. On n'intégrera jamais des gens qui n'aiment pas la France dans une France qui ne s'aime pas. Et il faut commencer par réhabiliter l'école. Si la langue française ne reconquiert pas ce territoire perdu qu'est le parler des banlieues, alors, oui, la discrimination à l'embauche et au logement s'aggravera. Dire cela est caractérisé aujourd'hui comme du racisme !


Pour éviter toute incompréhension, la solution ne serait-elle pas de voir publier en français l'intégralité de l'interview de Haaretz ?

Il faudrait qu'on m'entende avant de me condamner. Lorsque j'évoque l'équipe de France de football, je rappelle qu'au match France-Algérie, La Marseillaise a été sifflée. Ces sifflets n'étaient pas antiracistes, mais racistes, puisqu'ils visaient une équipe "black-blanc-beur". Après, je dis que cette équipe est devenue "black-black-black", et quelque chose comme "cela fait rire toute l'Europe". C'est une référence sans méchanceté aux séquelles heureuses du colonialisme et un écho au sourire de mon père quand il notait que les joueurs de l'équipe de France des années 1950 s'appelaient Kopa, Cisowski et Ujlaki et que les Français manquaient à l'appel.

Je suis un supporteur de l'équipe de France. Je vénère Zidane, le joueur. Mais je n'ai pas été compris. Je ne pense pas un instant que l'humanité ait jamais été divisée entre civilisés et sauvages. Ce point de l'article, je le nie complètement. Le reste, avec les précisions que j'ai essayé de donner, je l'assume.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Damien
Invité



MessageSujet: Le cultureux à quatre sous   Mar 6 Déc - 10:42

Ce pauvre type fait partie de ces cultureux à quatre sous. Pseudo-philosophe, inutile et hypocrite un bon à rien près à tout. Spécialiste des dîners en ville où devrait-on dire dîners de con, et dire qu’il est le maître à penser d’abrutis tout aussi faux cul que lui.
Revenir en haut Aller en bas
Angèle
Invité



MessageSujet: L'inutile bon à rien   Mar 6 Déc - 11:00

Je sens poindre l'ironie dans vos propos.
Finkelkraut: le genre de tocard qui devait se démonter l'épaule à se trimballer tous les jours le Gaffio... Et à qui on faisait valdinguer les lunettes à l'autre bout de la cour de récréation... Non ?
Aujourd'hui, il se venge de toutes ces brimades en pérorant à qui mieux-mieux...
Journaliste-philosophe, ça veut tout dire, ça sonne comme camelot-maquignon !
Comme dirait Traube: il doit être très "breakfast conversation"... Le matin, forcément. Le soir c'est plutôt: Un bisou sur le front et " Bonne nuit, ma colombe ! "
Je suis quand même effaré de voir qu'il y a encore des gens qui viennent défendre cet hypocrite de Finkielkraut.
Cette petite frappe bourrée de complexes qui pose en philosophe avait osé insulter et accuser des pires ignominies Emir Kusturica, avant de se voir contraint de reconnaître piteusement qu'il n'avait pas vu son film. Finkielkraut est le symbole vivant de la fumisterie, de la malhonnêteté intellectuelle et du fanatisme borné. Et quand Finkie s'autorise à critiquer Derrida, Foucault ou Morin, on croit rêver. C'est comme si Lorie venait nous dire qu'Edith Piaf n'avait pas de voix. Qu'il aille pérorer chez Ardisson et qu'il laisse la philosophe tranquille.
Revenir en haut Aller en bas
Antillai
Invité



MessageSujet: un raciste caché derrière sa phaséologie creuse   Mar 6 Déc - 12:28

Le MRAP a finalement retiré sa plainte après les excuses de Finkielkraut sur Europe 1. Ces excuses sont cependant ambiguës car elles associent repentir et dénégation. Mais c’était bien le minimum qu’il devait faire tant sa position était intenable. Le tollé suscité discrédite désormais Finkielkraut en tant qu’intellectuel. Il était temps !
La saillie finkielkrautienne, qui a tout à voir avec la bêtise et rien avec l’intelligence, a au moins le mérite de mettre à nu l’arnaque médiatique qui consiste à créer de toutes pièces des “intellectuels” dont la finalité n’est pas de produire et de diffuser de l’intelligence mais de meubler les media et de conférer à ces derniers un vernis culturel et analytique. Cette caution intellectuelle, totalement artificielle, est sensée conforter leur image.

Finkielkraut et quelques autres ne sont donc que les montages médiatiques qui ne trompent que les gogos (hélas les plus nombreux). Ces constructions sont cependant fragiles, guettées par le grotesque ou, comme ici, l’indignité.


lol!
Revenir en haut Aller en bas
savignac
Bavard
avatar

Nombre de messages : 24
Date d'inscription : 06/08/2005

MessageSujet: Les illusionnistes des « Marionnettistes »   Mar 6 Déc - 12:42

Les illusionnistes des « Marionnettistes »


Ce personnage fait partie des « illusionnistes » qui couvrent notre paysage audiovisuel. Il est nécessaire à la propagande des architectes de la « mondialisation »… Il ne faut pas trop gratter car ce qu’il y a réellement derrière ces « illusions » n’est vraiment pas beau à voir…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: M. Finkielkraut s'excuse pour ses propos...   

Revenir en haut Aller en bas
 
M. Finkielkraut s'excuse pour ses propos...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» lettre d'excuse de l'hôpital à un patient:
» mardi 2 octobre
» délai dossiers MDPH
» Les doublons police-gendarmerie belle excuse pour fermer des services
» Idée de mots pour prévenir les voisins ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ASSOCIATION HENRI LAGRANGE :: TRIBUNE LIBRE-
Sauter vers: