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 SANTE

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hiram
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MessageSujet: SANTE   Mar 9 Aoû - 9:43

Malgré les alertes de l'OMS, le monde ne bouge pas face au risque de pandémie de la grippe aviaire. Le gouvernement Français espère, quant à lui, que le virus s'arrêtera grâce aux Alpes comme pour Tchernobyl, faut dire que nous sommes protégés avec le foot et les émissions lénifiantes pourquoi s'inquiéter......la vie est belle c'est les vacances Twisted Evil Twisted Evil

de l'agence REUTERS FRANCE

Deux médecins français sonnent l'alarme sur la grippe aviaire

Sat May 28, 2005 6:57 PM CEST
PARIS (Reuters) - Deux spécialistes français en pneumologie appellent les autorités à lancer "d'urgence" un plan de lutte préventive contre la grippe aviaire, qui menace selon eux la France et l'Europe d'une "catastrophe sanitaire" semblable à celle de la grippe espagnole en 1918-1919.

"La liste (...) des problèmes posés nécessite une coordination située au plus haut niveau de l'Etat, en coopération étroite avec nos partenaires européens et avec les pays amis. De la préparation et de la concentration des décisions dépendront de façon critique l'ampleur de l'épidémie et le nombre de ceux qui en mourront", ont déclaré au Journal du dimanche Jean-Philippe Derenne et François Bricaire, respectivement chef du service de pneumologie et de réanimation et chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Salpêtrière.

Depuis son apparition en 2003, la forme humaine de la grippe aviaire a fait 37 morts au Vietnam, 12 en Thaïlande et quatre au Cambodge.

L'épidémie au Vietnam laisse supposer que le virus a subi des mutations qui accroissent le risque de contagion entre humains, a fait savoir l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les deux professeurs français soulignent aussi dans le JDD que "tous les experts considèrent qu'il s'agit d'un événement probable qui devrait survenir à relativement brève échéance".

DÉCISIONS À PRENDRE DE "MANIÈRE URGENTE"

La situation évoque pour eux celle de la grippe espagnole, qui a tué entre 20 et 50 millions de personnes dans le monde en 1918-1919, à une époque où les moyens de communication et donc les facteurs de transmission rapide du virus n'avaient rien de commun avec ceux d'aujourd'hui.

Les deux spécialistes estiment qu'il faut poser de manière urgente "la question de la disponibilité des moyens de lutte contre l'épidémie, de l'ampleur des stocks nécessaires et de la capacité à les produire en grande quantité".

Ils mentionnent notamment le médicament Tamiflu, estimant que la France aurait besoin au minimum d'un stock de 360 millions de comprimés pour traiter préventivement les populations les plus exposées et les plus fragiles, alors que le stock actuel est de 130 millions.

Les stocks de gants et de masques de protection sont encore plus insuffisants, car ils "ne couvrent dans le meilleur des cas que les besoins de quelques jours en milieu hospitalier".

"Des décisions politiques doivent être prises au plus haut niveau de manière urgente", écrivent-ils.

Il faut notamment décider dès maintenant, disent-ils, d'une éventualité de vaccination préventive de certaines populations contre la pneumonie à pneumocoque, une des complications les plus fréquentes de la grippe.

Il faut également étudier la possibilité en cas d'épidémie de fermetures des salles de spectacles, des limitations d'accès aux transports en commun et aux supermarchés et de l'aménagement éventuel de lieux de quarantaine dans les aéroports, estiment-ils.


et les liens http://www.gestiondecrise.com/dossiers.php?id=24
http://www.who.int/csr/don/2004_01_15/fr/
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montségur
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MessageSujet: OGM attention danger!   Mar 9 Aoû - 9:49

Derrière la volonté d'imposer les OGM se cache un véritable complot des multinationales pour s'approprier l'ensemble du vivant et prendre le contrôle intégral des ressources alimentaires...

Le but ultime des multinationales est d'obtenir le contrôle total de tous les secteurs vitaux: énergie, santé, et alimentation. Ces secteurs seront une fantastique source de profit pour les multinationales, dès lors qu'elles auront obtenu une situations de monopole pour pouvoir imposer leurs conditions, après avoir éliminé toute concurrence intempestive de la part des états, des petites entreprises, et producteurs indépendants. La récente augmentation des produits alimentaires est déjà le résultat des concentrations monopolistiques dans la distribution et le secteur agro-alimentaire.

Dans le domaine des semences agricole, une part du marché échappe aux multinationales tant que la nature fournit encore une grande partie des semences, et la totalité des gènes.

L'objectif est qu'à l'avenir, les semences et les gènes soient la propriété brevetée des multinationales, et qu'elles puissent imposer leurs conditions de prix.

Lorsque les multinationales contrôleront totalement le secteur de l'alimentation, cela entrainera une fantastique hausse des prix pour le consommateur, et des coûts pour l'agriculteur. Dès lors, seule l'agriculture industrielle pourra survivre. La fin des exploitations agricoles indépendantes permettra de parachever la prise de contrôle des terres cultivables par les multinationales.

Le piège des brevets sur les OGM

La loi américaine permet de breveter les gènes qui constituent un OGM, ce qui semble à première vue normal pour permettre aux entreprises de biotechnologies de bénéficier du résultat de leurs recherches. Le piège est que chaque gène de l'OGM étant breveté, il suffit qu'une autre plante commercialisée contienne l'un de ces gènes pour que le producteur de la plante puisse être attaqué en justice.

Or la dissémination d'OGM vers les espèces naturelles fait que bientôt, les espèces naturelles contiendront des gènes modifiés et tomberont sous le coup du brevet.

C'est pourquoi la dissémination d'OGM est voulue, afin de permettre aux multinationales d'étendre leur propriété industrielle aux espèces naturelles.


Apprentis sorciers geek

On modifie le code génétique des espèces vivantes sans avoir compris l'ADN dans sa globalité, et sans rien savoir de certaines de ses fonctions essentielles. Ainsi, on ne sait rien de la fonction des 90% de l'ADN qui ne semblent jouer aucun rôle biologique et que les scientifiquent nomment "l'ADN non-codant".

La nature n'a pas l'habitude de créer des choses inutiles. Dans un organisme, tout a une fonction bien précise. L'ADN non-codant joue un rôle que nous ignorons, et ce rôle est peut-être crucial pour la viabilité d'un organisme. D'où sans doute les problèmes inexpliqués déjà constatés avec certains organismes modifiés: vieillissement ou mort prématurée d'animaux aux gènes clonés ou manipulés, et plantes modifiées provoquant la mort d'animaux qui les ont consommé.

L'homme joue également aux apprentis-sorcier tant qu'il ne maîtrise pas le problème de la dissémination. L'expérience montre que les gênes des plantes modifiées se transmettent rapidement aux plantes naturelles environnantes. Utilisés à grande échelle, les OGM représentent un danger de dégradation de l'information génétique de la biosphère. Pour respecter le "principe de précaution", les OGM devraient être cultivés uniquement en milieu clos. Mais parce que le coût de production est alors plus élevé, les OGM sont le plus souvent cultivés en plein champ.


Les mensonges du lobby pro-OGM

"Les OGM vont permettre de mieux nourrir les millions de personnes dans le monde qui souffrent de malnutrition"

FAUX: la famine et la malnutrition dans le tiers-monde ne sont pas causés par une production agricole insuffisante, mais par la misère et la mauvaise répartition des richesses.


"Les OGM sont plus écologiques car ils permettent de réduire l'utilisation des pesticides"

FAUX: le but de la plupart des OGM déjà commercialisés est de rendre la plante plus résistante aux herbicides et pesticides, afin de pouvoir en utiliser davantage. De plus, les semences OGM et les produits chimiques sont commercialisés par les mêmes multinationales, qui ont donc tout intérêt à utiliser les OGM pour faire augmenter leurs ventes de produits chimiques, et non pour les diminuer.


"Les OGM vont permettre d'offrir des produits moins chers au consommateur, grâce à une augmentation des rendements qui permet de réduire les coûts de production de l'agriculteur"

FAUX: dans le meilleur des cas, la baisse des coût ne serait que de 20% pour l'agriculteur, et à condition que cette baisse des coûts de production ne soit pas annulée par la hausse du prix des semences et l'obligation contractuelle d'acheter des doses supérieures de produits chimiques.

Or cette baisse de 20% serait dilluée dans les autres coûts qui déterminent le prix de vente pour le consommateur final (emballage, transport, distribution, etc). Au final, la baisse des prix pour le consommateur a été évaluée à mois de 4%. Une baisse peu perceptible et qui serait en fait immédiatement empochée par les distributeurs.

En réalité, les OGM ne représentent aucun avantage pour le consommateur, mais seulement des profits supplémentaires pour une poignée de personnes, un risque inconsidéré pour la santé humaine, et une pollution irréversible de l'environnement.
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hiram
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MessageSujet: Mystère autour de la mort de vaches nourries aux OGM   Mer 10 Aoû - 9:34

Mystère autour de la mort de vaches nourries aux OGM

Berlin (Allemagne), 18 juin 2004 - Au début, Gottfried Gloeckner a cru au miracle du maïs transgénique dont il a semé des plants pour nourrir ses vaches. Lorsque, quatre ans plus tard, cinq vaches sont mortes subitement, puis sept autres, le paysan a ordonné des expertises et a alerté les autorités. Sans succès.

A peine l'Union européenne avait-elle autorisé en 1997 la culture sur une surface limitée du maïs génétiquement modifié BT 176 destiné au fourrage, que le paysan en semait sur son exploitation de Hesse (centre-ouest).

Gottfried a progressivement mélangé une quantité croissante de ce maïs à la nourriture de ses vaches.

Jusqu'à ce qu'au printemps 2001, il observe « des troubles » chez cinq vaches: du sang dans le lait et dans l'urine, des diarrhées, puis la mort, sans qu'aucun vétérinaire ne puisse poser de diagnostic. L'année suivante, le phénomène se reproduisait avec sept vaches.

Le BT 176 contient un gène modifié destiné à repousser les insectes. Selon la fiche informative du fournisseur de Gottfried, Syngenta GmbH, « il est officiellement prouvé qu'il est éliminé en quelques secondes par l'appareil digestif et n'est présent ni dans le lait, ni dans la viande ».

Le paysan a ordonné plusieurs expertises, qui ont établi que « la substance reste beaucoup plus longtemps que prévu dans l'organisme ». « Sur des vaches en pleine forme, cela n'a peut être pas d'influence, mais dès qu'elles sont affaiblies, cela peut être mortel », estime l'agriculteur.

Systématiquement, Gottfried a fourni le résultat des expertises au Robert Koch Institut (RKI) à Berlin, chargé de la surveillance de la santé publique.

Au RKI, l'expert Hans-Joerg Buhk n'a pas la clé de la mort des bêtes mais assure que « le maïs BT 176 passe pour être sûr » et qu'aucun problème n'a été signalé en Allemagne, où une poignée d'exploitants l'utilise.

« Gottfried a expérimenté le produit pendant quatre ans, et même s'il n'y a pas de preuve irréfutable, dans le doute, il faut interdire le BT 176 », réclame Christoph Then, de Greenpeace.

Ce n'est pas la première fois que le BT 176 fait l'objet de critiques: sa reconduction a été récemment suspendue ou fortement freinée dans plusieurs pays comme l'Autriche, les Etats-Unis, l'Espagne et le Luxembourg, selon Greenpeace.

Source : AFP

Bon appétit batman
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serge
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MessageSujet: Re: SANTE   Sam 13 Aoû - 22:35

Alerte rouge de l'OMS à cause de la grippe aviaire, bon en France pas d'alerte nous avons un stock de ballon pour les footeux Mr. Green

La grippe aviaire s'étend en Asie: l'OMS prépare ses stocks

ATS, le 10 août 2005 à 19:21


ALMATY/PÉKIN/GENÈVE - Le virus de la grippe aviaire s'étend en Asie centrale. La souche détectée au Tibet et au Kazakhstan est du type H5N1, transmissible à l'être humain. Les autorités ont ordonné des abattages et des mises en quarantaine.

L'Office international des épizooties (OIE) a annoncé mercredi la découverte d'un foyer de grippe aviaire au Tibet, où 133 oiseaux ont été tués. Par mesure de précaution, les autorités ont procédé à l'abattage de 2600 oiseaux près de Lhassa, la capitale du Tibet.

Le ministère kazakh de l'agriculture avait pour la première fois fait état de l'apparition du virus le 4 août. L'élevage où l'épidémie était apparue, près du village de Goloubovka, avait immédiatement été mis en quarantaine. Le ministère avait aussi renforcé le 31 juillet les contrôles vétérinaires à la frontière russo-kazakhe et procédé à l'abattage de milliers de volailles.

Le virus H5N1 a été diagnostiqué en Russie fin juillet dans la région de Novossibirsk (Sibérie). Selon les chiffres du ministère russe des situations d'urgence, le nombre d'oiseaux morts est passé de 5583 à 8347 entre mardi et mercredi en Sibérie.

La Mongolie a également signalé au début août la découverte de plusieurs dizaines de cygnes, d'oies et d'autres oiseaux morts près d'un lac de la province de Khouvsgoul, a déclaré un représentant de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en Chine, Corée du Nord et Mongolie.

Face à cette situation préoccupante, l'Union européenne a annoncé lundi son intention d'interdire dès vendredi les importations de volailles de Russie et du Kazakhstan pour prévenir la propagation de la maladie. Plusieurs pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI, ex-URSS moins les trois pays Baltes) ont également pris cette décision. La Suisse n'a pas encore pris de mesure similaire.

Une soixantaine de personnes ont déjà perdu la vie à cause de la grippe aviaire en Asie du sud-est depuis 2003. Les services sanitaires redoutent que le virus circulant dans la région depuis plusieurs mois ne crée une épidémie aux effets dévastateurs semblable à la grippe espagnole au début du 20e siècle.

A Genève, l'Organisation mondiale de la santé et le groupe pharmaceutique Roche ont indiqué mercredi être sur le point de constituer un stock d'un million de doses de médicaments antiviraux en prévision d'une possible pandémie.
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serge
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MessageSujet: Re: SANTE   Lun 15 Aoû - 15:40

Dernière info sur la grippe aviaire

L'Express du 15/08/2005
Santé publique
Si la grippe aviaire flambait...

par Vincent Olivier

Des scientifiques ont modélisé la progression d'une éventuelle épidémie mondiale. Effrayant

Une simple hypothèse mathématique. Mais qui fait froid dans le dos. S'appuyant sur une batterie d'ordinateurs, une équipe internationale de scientifiques vient de modéliser l'explosion éventuelle, voire probable, d'une épidémie de grippe aviaire dans le monde. Edifiant. Prenez un pays d'Asie du Sud-Est comme la Thaïlande (65 millions d'habitants). Supposez que deux personnes en contaminent en moyenne trois autres, que le virus se propage en deux jours et demi environ et que seule la moitié des cas soit diagnostiquée. Conclusion des chercheurs: le pic de l'épidémie est atteint en cinq mois, avec 22 millions de malades. Cela, c'est l'estimation basse… Dans le pire des scénarios, la moitié des habitants sont touchés et le pic observé dès le troisième mois.

Cette étude, publiée récemment dans la revue Nature, se révèle être parfaitement réaliste. Réalisée par Neil Ferguson, un épidémiologiste britannique, elle rappelle au passage que l'efficacité d'une politique sur le plan international dépendra avant tout «du recensement des cas cliniques et de la vitesse avec laquelle les médicaments antiviraux seront distribués». Côté médicaments justement, un relatif optimisme peut être envisagé. En juillet, une expérimentation menée sur des souris avec une molécule déjà disponible sur le marché (l'oseltamivir) a montré de bons résultats. Par ailleurs, des scientifiques américains viennent d'effectuer sur des êtres humains les premiers tests de préparations vaccinales fabriquées par le laboratoire Sanofi-Pasteur.

Mais en cas d'épidémie mondiale, la lutte ne saurait se limiter à la distribution de médicaments. Des mesures drastiques (fermeture des écoles et des bureaux, déplacements interdits, restriction de voyages internationaux…) devront être prises. A condition, bien sûr, que tout le monde joue le jeu. Or si la Russie semble faire des efforts en matière d'information, notamment sur la situation en Sibérie, on ne peut pas en dire autant de la Chine. Malgré ses demandes répétées à Pékin, l'Organisation mondiale de la santé n'a, en effet, toujours pas reçu les échantillons du virus prélevés en mai dernier. Les notions d'urgence et de transparence n'ont pas le même sens selon les pays.
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serge
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MessageSujet: Re: SANTE   Dim 21 Aoû - 15:26

Point au 4 août de l'institut de veille sanitaire

La grippe aviaire

La grippe aviaire est une infection par un virus grippal qui comprend plusieurs genres (ou types) dont influenza virus A. Celui-ci est divisé en sous-types parmi lesquels H5 et H7. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle peut être fortement contagieuse, surtout chez les poulets et les dindes, et peut entraîner une mortalité extrêmement élevée, en particulier dans les élevages industriels. Le virus influenza aviaire infecte parfois d’autres espèces animales comme le porc et d’autres mammifères. Les canards domestiques, chez qui l’infection est le plus souvent asymptomatique, pourraient jouer un rôle important dans la dissémination du virus en servant de réservoir silencieux.

Les virus de la grippe aviaire peuvent exceptionnellement être transmis à l’homme. Cette transmission s’effectue essentiellement lors de contacts fréquents et intensifs avec des secrétions respiratoires et des déjections d’animaux infectés. Le tableau clinique chez l’homme est marqué par une infection respiratoire aiguë sévère, d’évolution souvent fatale. L’infection peut également prendre d’autres formes cliniques (digestives, par exemple), voire être asymptomatique. Le diagnostic biologique est réservé à certains laboratoires très spécialisés. Des traitements antiviraux peuvent, dans certaines situations, avoir une certaine efficacité en prévention ou dans la prise en charge thérapeutique.

Le risque majeur représenté par les virus aviaires A(H5N1) est leur recombinaison avec une souche virale humaine. Cette recombinaison pourrait survenir chez un hôte intermédiaire (porc) ou chez l’homme à l’occasion d’une co-infection. Une telle souche recombinée pourrait acquérir une capacité de transmission inter-humaine. Le risque de dissémination deviendrait alors important, compte tenu de l'absence d'immunité de la population mondiale vis-à-vis de cette nouvelle souche.

En janvier 2004, une souche virale de type A(H5N1), a été identifiée dans des foyers de grippe aviaire au Vietnam et signalée à l’OIE (Office international des épizooties). De nombreux autres foyers aviaires causés par ce virus ont été depuis identifiés dans plusieurs pays d’Asie. Cette épizootie a été à l’origine d’une centaine de cas humains (voir situation épidémiologique) dans les pays touchés.


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Situation de l’épizootie (épidémie animale) en Asie

Depuis le début de l’épizootie en janvier 2004, 10 pays ont été touchés : Cambodge, Chine, Corée du Sud, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Thaïlande, Vietnam et Russie (Sibérie). Au cours des 7 premiers mois de 2005, des foyers ont été détectés au Cambodge, en Chine, en Indonésie, en Thaïlande, au Vietnam et en Russie. Les Philippines ont été déclarées indemnes de virus A(H5N1) hautement pathogène le 20 juillet 2005.

L’existence de foyers de grippe aviaire en Russie a été confirmée par les autorités sanitaires de ce pays à la fin du mois de juillet 2005. Les zones touchées sont situées en Sibérie, dans les républiques de Novosibirsk, Omsk, Tyumen et dans les territoires Altaï.


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Situation des cas humains en Asie du Sud-Est

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), depuis le début de l’épizootie en Asie du Sud-Est en janvier 2004, 110 cas humains de grippe A(H5N1) ont été identifiés, dont 56 mortels. Ces cas sont survenus en trois phases : janvier-mars 2004, puis août-octobre 2004 et enfin décembre 2005 à ce jour.



Pour la plupart des cas humains décrits, la contamination a pour origine des contacts avec des animaux malades ou morts, ou avec leurs déjections. Cependant, la possibilité d’une contamination inter-humaine consécutive à des contacts étroits et répétés au sein de groupes familiaux a été évoquée lors d’une douzaine d’épisodes en Thaïlande, au Vietnam au Cambodge et, plus récemment, en Indonésie. Toutefois, cette possible transmission interhumaine est restée limitée et n’a pas donné lieu jusqu’à présent à une transmission communautaire secondaire.



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Les mesures de contrôle

Sur le plan animal, les mesures recommandées consistent en une mise en quarantaine des foyers animaux identifiés, puis leur abattage, ainsi que celui des animaux potentiellement exposés. Afin d’éviter une contamination de ferme à ferme, il est nécessaire d’appliquer rigoureusement des procédures de décontamination du matériel utilisé dans ces fermes (vêtements, voitures…). Une conférence internationale, sous l’égide de l’OMS, de l’OIE et de la FAO, s’est tenue en juillet 2005 afin de statuer sur les mesures nécessaires pour prévenir la transmission du virus. Les principales recommandations insistaient sur la nécessité d’élever les différentes espèces animales séparément, en évitant notamment tout contact entre les volailles et les porcs, de mener de larges campagnes de vaccination sur ces animaux dans les zones à haut risque de transmission, et d’encourager les éleveurs à signaler les cas suspects de grippe aux autorités en prévoyant un dédommagement adéquat pour le préjudice financier subi en cas d’abattage.

Sur le plan humain, des mesures de précaution individuelles sont recommandées pour les personnes exposées à des volailles infectées. De même, pour les voyageurs se rendant dans des zones où il existe des foyers animaux, il convient de respecter certaines précautions (http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/grippe/faq.htm#2_3 ). A l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin humain contre la grippe aviaire A(H5N1).
Le risque de pandémie grippale est pris en compte par la France qui dispose d’un plan gouvernemental de lutte élaboré dans la perspective d’un tel événement (http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/grippe/pandemiegrippale_plan.pdf).


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Pour plus d’informations (en particulier sur les mesures de précautions à prendre pour les voyageurs en Asie) :
- le site du ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille : http://www.sante.gouv.fr
- le site de l’Organisation mondiale de la santé : http://www.who.int/csr
- le site de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) : http://www.oie.int/fr/fr_index.htm
- la conduite à tenir devant un cas suspect de grippe aviaire (document à l’attention des professionnels de santé).
-les documents postés dans les aéroports à l’attention des voyageurs se rendant dans un pays affecté par la grippe aviaire : http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/grippe_aviaire/affiches.htm
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hiram
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MessageSujet: Re: SANTE   Jeu 8 Sep - 11:59

Nous serions rapidement largement démunis si nous devions être confrontés à une épidémie de grippe aviaire


Professeur Alain Goudeau, chef du service de bactériologie-virologie du CHU de Tours
En cas d'épidémie sévère, "nous serions démunis"
LE MONDE | 06.09.05 | 14h17


Que pensez-vous de la constitution d'un stock de plus de dix millions de doses d'un médicament antiviral, l'une des principales mesures gouvernementales de lutte contre l'éventuel passage à l'homme du virus de la grippe aviaire ?


La constitution de ce stock n'est pas, selon moi, une mesure préventive dont il faut attendre beaucoup. Et ce pour diverses raisons. La première tient au médicament antiviral lui-même, dont on ne connaît pas l'efficacité réelle en cas de très grande épidémie due au virus aviaire. D'autre part, les résultats obtenus en Asie chez les premiers cas humains de grippe due au virus aviaire montrent que cet antiviral est en général peu efficace, voire pas efficace du tout. Il faut en outre prendre en compte l'émergence des phénomènes de résistance inhérents à toutes les utilisations massives de ce type de médicament.



Pourquoi n'a-t-on pas testé l'efficacité de ce médicament en situation épidémique ?

Pour diverses raisons. La première étant qu'il n'est pas très fréquent de faire un diagnostic, virologiquement confirmé, de grippe. Dans l'immense majorité des cas, ce diagnostic est habituellement conjoncturel et ne se fonde, en automne et en hiver, que sur des symptômes évocateurs. En d'autres termes, nous n'avons pas dans ce domaine une vision "virologique" de la réalité épidémique. Or on s'apprête aujourd'hui à traiter des millions de personnes sur la base de seuls symptômes qui peuvent être causés par d'autres virus ou d'autres agents pathogènes. La situation serait alors totalement anarchique. Il faut en outre ajouter que l'on ne pourrait pas traiter l'ensemble de la population française. Il faudra donc faire des choix. rendeer

Peut-on dès lors imaginer une approche plus rationnelle ?

On pourrait, en théorie, songer à la pratique de tests de diagnostics rapides chez toutes les personnes présentant des symptômes évocateurs. Mais, dans les faits, c'est impossible, compte tenu de la lourdeur et du coût d'une telle entreprise. Mieux vaut reconnaître que la situation serait proprement ingérable.

En d'autres termes, il faut savoir dès aujourd'hui que, si nous devions être confrontés à une épidémie de grippe très sévère d'origine aviaire, toutes les mesures préventives ou curatives que l'on annonce aujourd'hui à grand renfort de publicité montreraient malheureusement très vite leurs limites. Nous serions rapidement largement démunis. Mieux vaut le savoir plutôt que d'imaginer que tout est en place pour prévenir le pire.

Aurait-on, en situation épidémique, des capacités hospitalières suffisantes pour accueillir les personnes malades ? Rien n'est moins sûr. Aurait-on des personnels hospitaliers suppléants qui pourraient, le cas échéant, remplacer les personnels malades ? C'est loin d'être certain. Avons-nous les capacités financières pour assurer les remplacements des personnels de santé ?


Quelle est, alors, la moins mauvaise des conduites à tenir ?

Aujourd'hui, tout se passe comme si nous étions capables de pouvoir prévenir un phénomène épidémique, qui, s'il survient, ne pourra pas être prévenu. Dans le même temps, on se refuse à préparer l'opinion aux conséquences sanitaires, mais aussi économiques et sociales, qu'aurait immanquablement une telle épidémie. On se refuse aussi à réfléchir collectivement à la manière dont notre pays pourrait continuer à vivre malgré cette épidémie.

De ce point de vue, la seule question du remplacement du personnel de santé hospitalier qui serait malade constituerait un problème majeur, puisque tous les hôpitaux français travaillent à flux tendu, comme en témoignent les difficultés rencontrées chaque été pour maintenir une activité minimale. Dans l'hypothèse d'une épidémie de grippe d'origine aviaire, nous serions contraints de fermer des services entiers ; avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer.

J'ajoute que, même si nous disposions des moyens financiers, il n'existe pas, aujourd'hui, de personnels à recruter. Tout le monde sait depuis plusieurs années que nous sommes, en France, confrontés à une pénurie d'infirmières, mais aucune mesure substantielle n'a été prise pour lutter contre cette pénurie. De la même manière, le problème des forces vives sanitaires en situation d'épidémie n'a jamais été posé en ces termes.


Peut-on tirer des leçons de phénomènes épidémiques passés ?

Les Pays-Bas ont connu en 2003 une grosse épidémie de peste aviaire, qui, fort heureusement, n'a pas beaucoup touché l'espèce humaine. Une récente publication du Lancet analyse les raisons qui ont été à l'origine de l'extinction de cette épidémie. On apprend qu'en définitive la cause principale a été la pénurie de volailles, soit qu'elles ont été abattues soit qu'elles sont mortes de l'infection virale. C'est d'ailleurs souvent la règle en matière d'épidémie.


N'y a-t-il aucun espoir de prévenir une épidémie humaine de grippe d'origine aviaire à partir d'un vaccin ?

Bien évidemment, si l'on disposait d'un vaccin préventif efficace et que l'on pouvait en urgence vacciner l'ensemble de la population, on pourrait imaginer obtenir une prévention généralisée. On estime généralement que le vaccin utilisé devrait être fabriqué à partir de la souche virale mutée, ce qui imposerait un délai de plusieurs mois avant que la vaccination puisse être mise effectivement en oeuvre. Or je ne suis pas certain que l'on ne puisse pas préparer un vaccin à partir de la souche H5N1 qui circule aujourd'hui en Asie et, depuis peu, en Sibérie.
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serge
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MessageSujet: inquiétante mise en garde   Mar 4 Oct - 23:39

Une nouvelle pandémie de grippe pourrait faire jusqu'à 150 millions de victimes, selon l'ONU --Par Edith Lederer--

AP | 30.09.05 | 01:58


NATIONS UNIES (AP) -- Les Nations unies ont appelé jeudi les gouvernements du monde entier à prendre des mesures immédiates contre la menace d'une pandémie de grippe qui pourrait faire entre 5 millions et 150 millions de victimes, suivant l'expansion de l'épidémie de grippe aviaire en Asie.
"Nous nous attendons à ce que la prochaine pandémie de grippe éclate à tout moment, elle devrait être provoquée par la mutation du virus actuellement à l'origine de la grippe aviaire en Asie", a expliqué le docteur David Nabarro, expert de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et nommé jeudi par Kofi Annan coordinateur de l'ONU pour la lutte contre les épidémies de grippe.
Le souche H5N1 du virus de la grippe aviaire ravage les élevages de volaille en Asie depuis 2003, tuant des dizaines de millions d'oiseaux et faisant 65 victimes chez les humains travaillant à leur contact. La transmission entre humains pourrait s'accélérer en cas de mutation du virus.
"L'épidémie de grippe aviaire doit être contrôlée si nous voulons éviter une pandémie de grippe humaine", a averti David Nabarro.
En 1918, la dernière grande épidémie de grippe avait tué au moins 40 millions de personnes. D'autres épidémies en 1957 et 1968, malgré un bilan humain moins élevé, avaient provoqué de sérieuses perturbations, a-t-il rappelé. En cas de nouvelle pandémie, "le nombre de victimes pourrait varier entre 5 et 150 millions."
"Notre efficacité se mesurera directement en vies sauvées et avec les conséquences pour le monde", a-t-il ajouté.
Médecin britannique, Nabarro dirigera un nouveau bureau à New York chargé de coordonner les efforts des Nations unies et de soutenir les préparations locales, régionales et mondiales à une éventuelle pandémie.
"Le pire scénario est que la pandémie se développe dans certaines régions les moins bien équipées et les plus peuplées du monde", comme les camps de réfugiés au Darfour (Soudan), a prévenu David Nabarro.
Les deux défis pour éviter une expansion rapide du virus seront la préparation des gouvernements à une pandémie et la lutte contre le culte du secret de certains Etats en cas d'épidémie. AP


http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20050930.FAP5684.html?0003
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hiram
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MessageSujet: Re: SANTE   Jeu 6 Oct - 12:25

Le virus de la grippe espagnole ressuscité

Par Corinne BENSIMON

jeudi 06 octobre 2005 (Liberation - 06:00)


Amants de l'apocalypse, bonjour. La revue américaine Science et la revue britannique Nature publient aujourd'hui deux études du virus de la «grippe espagnole» qui viennent à point nommé nourrir la grande peur d'une nouvelle pandémie. On apprend ainsi, dans Science, qu'une équipe conduite par Jeffery Taubenberger (Institut de pathologie des forces armées, Rockville, Maryland) a recréé in vitro le virus de la terrible grippe, disparu de la circulation après avoir tué entre 1918 et 1919 quelque 20 à 40 millions de personnes. Que le kit d'informations qui a permis de ressusciter le virus ­ sa séquence génétique complète ­ est disponible sur l'Internet. Que la forte pathogénicité du virus ainsi reconstruit a été vérifiée avec succès en laboratoire. Que le virus est sous clé dans les locaux du Center for Disease Control, à Atlanta.

Une nouvelle saisissante, une. La seconde est publiée dans Nature, par la même équipe. On y apprend que l'analyse génétique de ce virus de 1918 invite à conclure qu'il est passé directement de l'oiseau à l'homme et suggère une ressemblance entre le virus de 1918 et la souche H5N1 qui sévit en Asie aujourd'hui. A l'ombre de cette seconde publication, on imagine déjà l'actuel virus de la grippe aviaire devenant l'agent de la pandémie humaine tant redoutée par l'Organisation mondiale de la santé et contre laquelle Bush réclame la mobilisation de l'armée (lire ci-dessous)...

Pourtant, si ces deux articles sont accueillis avec intérêt par la communauté des virologues, c'est parce qu'ils suscitent plus d'espoir que d'angoisses. L'espoir de découvrir le secret de sa fulgurante pathogénicité pour l'homme et des moyens de s'en défendre. Disposer de la séquence du génome de ce virus historique était l'un des verrous de cette recherche. Il est levé, à présent, grâce à dix ans de travail sur les rares échantillons biologiques disponibles infectés par ce virus : des cellules d'un Inuit retrouvé gelé dans le pergélisol et les biopsies pulmonaires de quatre soldats conservées dans le formol. A l'instar de tous les virus grippaux, celui de 1918 porte huit gènes constitués d'ARN (acide ribonucléique). L'équipe de Taubenberger, qui avait déjà publié la séquence de cinq de ces gènes, livre à présent l'analyse des trois derniers gènes dans la revue Nature.

Souris. Mais avant de publier cette séquence, les chercheurs ont choisi d'aller plus loin : tester in vivo le virus. Grâce à la technique de la «génétique inverse», les Américains ont obtenu un virus proche, sinon identique au virus de 1918. Le résultat est édifiant : le virus «réinventé» est fortement pathogène pour les souris, les embryons de poulet et les cultures de cellules pulmonaires humaines. L'intérêt de la démonstration ? «On peut modifier un gène, voir ce qui se passe. On dispose ainsi d'un outil pour découvrir les gènes du virus qui contribuent à son caractère pathogène, explique Nadia Naffakh, de l'Institut Pasteur. La pathogénicité est le fruit d'une constellation complexe de gènes.» L'analyse des trois derniers gènes du virus éclaire cette obscure constellation : ils semblent avoir joué un rôle crucial dans l'adaptation du virus à l'homme.

«L'étude des cinq premiers gènes du virus avait permis de montrer qu'il était plutôt proche des virus aviaires», explique Nadia Naffakh. C'est là le cas le plus fréquent des virus grippaux dont les réservoirs naturels sont les oiseaux aquatiques sauvages. Mais certains de ces virus évoluent de telle sorte qu'ils deviennent capables de se répliquer chez d'autres hôtes : ainsi, les virus responsables des dernières grandes pandémies humaines (1957 et 1968) semblent être passés par le porc avant d'être «adaptés» à l'homme. Le virus de 1918 ne semble pas avoir fait un tel détour. L'analyse de ses trois derniers gènes ­ contrôlant la production d'enzymes de polymérase impliquées dans l'infection des cellules de son hôte ­ révèle des «anomalies» inconnues des virus aviaires... sauf de ceux qui ont «attaqué» l'homme, comme la souche H5N1. Ces anomalies «pourraient faciliter la réplication chez l'homme d'un virus aviaire», estiment les chercheurs qui concluent que le virus de 1918 est passé à l'homme sans passer par le porc.

Crainte. Alors, en 2005 comme en 1918 ? «On voit un point commun entre les deux virus, mais aussi bien des différences, dit Nadia Naffakh. Cette étude ne renforce pas particulièrement nos craintes.» Quant à celle, évoquée par un éditorial de Science, de voir un «terroriste» s'emparer de la séquence du virus de la grippe de 1918 et le disséminer ? «Nous avons soigneusement envisagé les implications de la publication de cette recherche et nous avons conclu que la connaissance que nous en tirons pour protéger la santé publique dépasse de loin le risque de travailler avec ce virus», écrit Donald Kennedy, rédacteur en chef de Science.


Voilà ce que c'est de jouer aux apprentis sorciers Confused
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serge
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MessageSujet: Re: SANTE   Dim 16 Oct - 20:21

INFLUENZA AVIAIRE EN ROUMANIE
Rapport de suivi nº 1



Traduction d'informations reçues le 13 octobre 2005 du Docteur Gabriel Predoi, directeur général de l'Autorité Nationale Sanitaire Vétérinaire et pour la Sécurité des Aliments (ANSVSA), Bucarest :

Terme du rapport précédent : 7 octobre 2005 (voir Informations sanitaires, 18 [41], 333, du 14 octobre 2005).

Terme du présent rapport : 13 octobre 2005.

Identification précise de l'agent: virus de l'influenza de type A, sous-type H5.

Date de première confirmation de l'événement : 7 octobre 2005.

Date du début de l'événement : 4 octobre 2005.

Nature du diagnostic : clinique, nécropsique et de laboratoire.

Le 7 octobre 2005 à 14 h 45, l'autorité vétérinaire centrale de Roumanie a mis en place une zone de protection (de 3 km de rayon) et une zone de surveillance (de 10 km de rayon), et a recensé le nombre de basses-cours ainsi que le nombre de volailles et autres espèces aviaires dans chacune de ces zones.

Le 13 octobre 2005 à 0 h 30, l'ANSVSA a été informée, par notification nº 11787-11809/ 13.10.2005 émanant de l'Institut de diagnostic et de santé animale, de l'isolement d'un virus d'influenza aviaire de sous-type H5.

Le virus a été isolé à partir des échantillons prélevés chez deux poules et un canard provenant de la basse-cour de deux habitants de Ceamurlia-de-Jos, localité située près du lac Golovita, dans le comté de Tulcea.

Au cours de la matinée du 13 octobre l'ANSVSA a décidé d'envoyer l'isolat au VLA Weybridge (Royaume-Uni), laboratoire de référence de l'Union européenne et de l'OIE pour l'influenza aviaire.

Au 13 octobre au matin, 4 797 oiseaux (4 009 poules, 318 canards, 238 oies et 232 dindes) de 72 basses-cours (sur un total de 420 basses-cours à Ceamurlia-de-Jos) avaient été abattus et détruits par incinération. L'abattage et l'incinération des volailles se poursuit et s'achèvera dès que possible.

http://www.oie.int/fr/info/hebdo/FIS_49.HTM#Sec1



La FAO face à l'épizootie de grippe aviaire à lire absolument

http://www.fao.org/ag/againfo/subjects/documents/ai/AIbrief_Sept2005fr.pdf
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hiram
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MessageSujet: Re: SANTE   Mer 16 Nov - 13:00

Une pandémie de grippe aurait des effets dévastateurs sur la société


4 novembre 2005
Presse Canadienne (PC)

Une pandémie de grippe pourrait mener à des pénuries alimentaires ou de médicaments et provoquer des perturbations sociales et économiques majeures pour toute l'humanité. Les effets dévastateurs iraient bien au-delà de la maladie et des décès causés par le virus.

En fait le défi est si grand qu'il paraît parfois impossible à surmonter, reconnaît Allison Stuart, qui dirige l'équipe d'intervention d'urgence du ministère de la Santé en Ontario.




«Je pourrais dire: c'est une tâche impossible. C'est trop difficile, et je me sentirais alors impuissante»«, explique-t-elle.[»] Elle a choisit plutôt, elle et son équipe, de poursuivre le travail: calculer combien de masques chirurgicaux doivent être stockés par la province, comment on pourra laver et désinfecter les montagnes de linge contaminé dans les hôpitaux.

Mais alors que plusieurs organismes s'attardent à résoudre ce genre de questions, d'autres problèmes encore plus importants n'ont toujours pas été abordés, ont estimé la semaine dernière des experts de la santé réunis à Genève.

«Le problème n'est pas encore compris dans toute son ampleur. Les préparatifs doivent aller bien au-delà des frontières ou des programmes nationaux», soutient le Dr Michael Ryan, directeur de la lutte aux épidémies et pandémies à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mme Stuart abonde dans le même sens: «C'est beaucoup plus qu'un problème de santé publique. Beaucoup de gens n'ont pas encore réalisé tous les impacts d'une pandémie.»

Après la crise du SRAS, ou Syndrome respiratoire aigu-sévère, les responsables de la santé de l'Ontario savent déjà à quel point les choses peuvent devenir incontrôlables. Pendant la crise du SRAS, les hôpitaux ont été vite dépassés et même les touristes ont évité la Ville-Reine.

«C'a a été une révélation pour nous, d'ajouter Mme Stuart. Cela nous a donné une expérience formidable. Les gens nous disent qu'on se perd dans les bois, mais c'est justement dans les bois qu'il faut aller.»

Toute préparation doit impliquer un système de redondances, avec plusieurs solutions de rechange, «parce qu'on ne peut pas savoir d'avance ce qui va fonctionner ou ne fonctionnera pas», poursuit Mme Stuart.

On doit penser en termes de jeu d'échecs, avoir toujours une nouvelle stratégie en réserve affirme pour sa part le Dr Michael Osterholm, directeur de la recherche au Centre des maladies infectieuses de l'Université du Minnesota. Le spécialiste rappelle qu'en cas de pandémie, il faudra composer avec des hôpitaux qui manquent de personnel et de masques chirurgicaux. Il y aura aussi des communautés qui n'auront pas assez de cercueils pour toutes les victimes.

Il faudra composer aussi avec une économie qui fonctionne au «juste à temps», où les compagnies ne fabriqueront pas les produits nécessaires avant que la demande ne soit là, ce qui veut dire qu'elles ne seront jamais capables de répondre à la demande lorsqu'elle viendra.

Selon le Dr Osterholm, on met trop d'importance sur la fabrication de vaccins contre la grippe qui ne seront jamais prêts à temps ou en quantité suffisante le moment venu.

«Se préparer aux conséquences économiques globales d'une pandémie est tout aussi important», note-t-il.

Selon lui, même si la vaste majorité des malades pourront récupérer, les coûts économiques d'une pandémie en perte de main d'oeuvre et en absentéisme se calculeront par milliards chaque année. Lors d'une pandémie, entre le quart et la moitié de l'espèce humaine pourrait tomber malade sur une période de 12 à 18 mois, ajoute-t-il. La production de biens et de médicamenta aussi serait retardée.

On se retrouverait alors avec des pénuries pour toute sorte de produits, incluant les médicaments contre le cancers, les vaccins pour enfants et les antibiotiques.

Les restaurants, les bars et les cinémas seraient vides, les gens en santé ayant trop peur d'être infectés. Les compagnies aériennes se retrouveraient sans voyageurs, devraient mettre à pied leur personnel pour survivre et tous leurs fournisseurs devraient faire de même.


http://sante.canoe.com/health_news_details.asp?news_id=1036&news_channel_id=0
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hiram
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MessageSujet: Re: SANTE   Sam 14 Jan - 1:28

H5N1 aurait muté avec EBOLA
Evil or Very Mad

Selon Niman, une souche de l'Ebola aurait échangé du matériel génétique avec le H5N1. C'est possible, pourtant peu probable, qu'une nouvelle souche d'une des deux maladies émerge.

http://www.rense.com/general67/plum.htm

http://pundita.blogspot.com/2005/08/h5n1-virus-x-and-frightening-flash.html

http://crofsblogs.typepad.com/h5n1/2005/11/boxun_news_agai.html

_________________
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l'idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause
de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses;
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Vincent
Invité



MessageSujet: My homepage   Ven 12 Mai - 23:10

Thank you!
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Austin
Invité



MessageSujet: My homepage   Ven 12 Mai - 23:10

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hiram
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MessageSujet: Re: SANTE   Sam 20 Mai - 15:22

Et voilà la bonne nouvelle qui pendait au nez des humains est arrivée, le h5n1 a muté chez notre ami le cochon

Citation :
En l’espace d’une dizaine de jours, le virus H5N1 de la grippe aviaire a été à l’origine du décès de 7 personnes dans le Nord de l’île de Sumatra, en Indonésie, dont au minimum 5 d’une même famille. Si jusqu’à présent les décès ont toujours été expliqués par un contact avec des volailles contaminées, dans ce cas il n’y aurait aucun volatile porteur du virus à incriminer.
Par contre, selon le ministre de l’agriculture indonésien, Anton Apriyantono, des traces du virus de la grippe aviaire auraient été trouvées sur des échantillons prélevés sur des cochons. En outre, comme dans tous les cas où plusieurs personnes sont touchées par la grippe aviaire dans un même milieu, les chercheurs n’excluent pas une possible transmission interhumaine, suite à une mutation du virus H5N1 qui le rende transmissible d’homme à homme.

Par ailleurs, le fait que des porcs aient été identifiés comme porteurs du virus aviaire ne fait qu’amplifier le risque de la mutation du H5N1, ces animaux étant considérés comme une des passerelles les plus plausibles de la maladie vers l’espèce humaine. Le porc peut en effet être simultanément infecté par des virus grippaux aviaires et humains, et servir ainsi de creuset à l’apparition d’une nouvelle souche de virus, dangereuse pour l’homme. A ce sujet, la plupart des spécialistes s’accordent pour dire que les porcs ont joué un rôle dans l’apparition des virus à l’origine des pandémies grippales de 1957 et 1968.

D'un point de vue statistique, notons que cette année, en moins de 5 mois, la grippe aviaire a fait 122 morts, soit 8 de plus qu'au cours des 2 premières années de l'épidémie.
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2268

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