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 carambouille et compagnie

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hiram
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MessageSujet: carambouille et compagnie   Mer 5 Oct - 11:49

Premier volet d'un joli feuilleton dont vous connaissez la fin



Un bon article du monde diplomatique de 2003, mais au combien d'actualité, concernant le lyonnais, executive life et bien sûr notre super VIVENDI nouvellement blanchi avec son nouveau nom VEOLIA, je vous jure quelle belle magouille, devinez un peu qui est le dindon de la farce.................vous avez trouvé Mr.Red Mr.Red


Le compromis proposé, le 25 novembre, par la justice californienne dans l’affaire Executive Life n’inclut pas la holding de M. François Pinault, dont les rapports étroits avec M. Jacques Chirac sont connus. L’interpénétration entre responsables politiques et patrons d’entreprises privées pose la question de la neutralité de la puissance publique. Comment l’Etat pourrait-il lutter contre l’insécurité sociale quand celle-ci résulte d’incivilités d’industriels ayant pignon sur rue ?

Le 15 octobre 2003, le gouvernement de M.Jean-Pierre Raffarin rompt l’arrangement qu’il avait conclu un mois et demi plus tôt avec la justice américaine dans le but de clore le dossier Executive Life. Contre une amende de 440 millions d’euros, les pouvoirs publics pouvaient mettre fin aux poursuites engagées par la justice américaine après le rachat frauduleux par le Crédit lyonnais, alors nationalisé, d’une compagnie d’assurances californienne (1). Mais M. François Pinault, milliardaire et ami intime du président de la République, et M. Jean Peyrelevade, ancien directeur adjoint de cabinet de M. Pierre Mauroy à Matignon, puis président-directeur général de la banque aujourd’hui privée, tous deux personnellement impliqués dans cette affaire, seraient restés dans le collimateur du parquet de Los Angeles.

L’Etat préfère donc rechercher un nouvel accord qui protège cette fois tous les acteurs français impliqués, qu’ils soient publics ou privés. Le coût pour les finances publiques de l’arrangement judiciaire risque d’en être considérablement alourdi (2). D’autant que l’Etat prendra en charge les amendes imposées à Artémis, le holding personnel de M. François Pinault, l’une des plus grandes fortunes de France, et à M. Jean Peyrelevade, un banquier privé (3).

La gestion du dossier Executive Life illustre cette méthode, très ancienne, consistant à privatiser les gains et à nationaliser les pertes. Engendré par la promiscuité entre la technocratie d’Etat et les élites privées, protégé par le faible degré de connaissance de la chose économique par le public (d’autant que les médias, protagonistes et profiteurs de ce genre d’arrangement, en parlent assez peu...), le favoritisme d’Etat éclaire les politiques économiques suivies par tous les pouvoirs, de droite ou de gauche, depuis un peu plus de vingt ans.

L’affaire Executive Life est l’une des queues de comète de l’affaire du Crédit lyonnais, une carambouille à base de gaspillage, de légèreté et de brigandage. Pour les finances publiques, le désastre de la banque encore publique au début des années 1990 se solde par une facture d’une quinzaine de milliards d’euros, la somme des fonds publics consacrés au renflouement de la banque. Cette version-là du dossier a toujours été très médiatisée. Illustrant les méfaits de l’économie mixte et l’incapacité des inspecteurs des finances, elle arrange tout le monde.

Toutefois, l’affaire est loin de se résumer à un cauchemar pour le budget de l’Etat et les contribuables. Pour une poignée d’industriels ayant bâti leur fortune grâce aux généreux prêts de la banque publique, la déconfiture du Crédit lyonnais fera au contraire figure de conte de fées. Cette facette du scandale, largement restée dans l’ombre jusqu’ici, apparaît pourtant comme emblématique du principe de fonctionnement du capitalisme français (4).

Au temps de sa splendeur, le Crédit lyonnais public a fonctionné comme une fabrique de nouveaux milliardaires. MM. François Pinault, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Jean-Charles Naouri, et nombre d’autres membres du Top 25 des grandes fortunes françaises, ont dû à la générosité du Lyonnais de pouvoir développer leurs affaires. Sous couvert de relancer l’économie française, les dirigeants de la banque semblaient toujours disposés à octroyer des prêts généreux à une poignée de ténors des affaires. Ils ne négligeaient pas non plus d’investir directement dans leur négoce en prenant des participations en capital (5). Une aubaine pour les aventuriers de la finance : un prêt se rembourse, pas une mise en capital...

En 1993, lorsque des pouvoirs publics aux abois ont cherché de l’argent frais pour renflouer l’établissement, il a suffi à ces mêmes milliardaires de racheter, à vil prix, les participations de la banque dans leurs affaires. En engrangeant au passage les très coquettes plus-values qui leur ont permis d’arrondir leur fortune. Faillite publique, richesses privées : voilà l’autre histoire du « scandale bancaire du siècle ».

Un brasseur d’affaires comme M. Jean-Charles Naouri, actuel propriétaire de Casino, Rallye et Go Sport, a pu racheter, en 1997, les actions que le Crédit lyonnais détenait dans ses holdings personnels 67 millions d’euros de moins que leur cours sur le marché. Pour chacun des dix-sept millions de contribuables français assujettis à l’impôt sur le revenu, le manque à gagner est de 3,94 euros. Les autorités publiques ont permis à M. François Pinault, conseillé par M. Alain Minc, désireux d’explorer personnellement les ressorts de La Mondialisation heureuse (6), de faire le même type d’opération. Là, la moins-value pour les finances publiques a atteint 300 millions d’euros, soit 17,64 euros par contribuable.

Le recyclage de fonds publics en capitaux privés est la martingale à la base de la constitution rapide de grandes fortunes en France. C’est aussi une manière de les sauver. Le « patron des patrons » lui-même en sait quelque chose. M. Ernest-Antoine Seillière pourrait-il mener aujourd’hui l’offensive du Medef si, en 1978, le gouvernement de M. Raymond Barre n’avait commencé à nationaliser les usines sidérurgiques de sa famille, alors en pleine déconfiture, sauvant ainsi le groupe Wendel des affres de la faillite ? A l’époque, en effet, les 22 milliards de francs de dettes du groupe Sacilor, l’héritier des maîtres de forges Wendel, étaient reprises par l’Etat. La famille Wendel ayant annoncé sa volonté d’arrêter cette activité, le gouvernement avait accepté de s’y substituer.

Au nom de l’efficacité économique
Depuis, la générosité de l’Etat à l’égard des grandes puissances économiques ne s’est pas démentie. Sous couvert de réalisme gestionnaire - et de son corollaire : le respect du dogme de l’efficience économique du secteur privé opposé à l’impéritie obligée des acteurs publics -, des milliards d’euros quittent chaque année les caisses de l’Etat pour garnir les patrimoines privés, toujours les mêmes au demeurant.

Ce favoritisme érigé en politique gouvernementale a permis, par exemple, à la famille Dassault, désormais actionnaire du Figaro et de L’Express, de vendre à l’armée française son avion de chasse Rafale 30 % plus cher que le budget voté par la représentation nationale (7). Ou encore à M. Vincent Bolloré de racheter l’année dernière la Société française de production (SFP) pour seulement 4,5 millions d’euros. Tout en obtenant que l’Etat assume le coût du plan social, une charge financière dix fois plus importante.

Ces transferts de richesses public-privé invoquent le prétexte de l’efficacité économique en expliquant la mauvaise gestion des entreprises privées par les contraintes que l’Etat ferait peser sur elles... A cet égard, le système fiscal français (tel qu’il fonctionne dans les faits et pas tel que la législation le prévoit) porte l’empreinte de ce favoritisme d’Etat. En France, pour ne pas payer (ou presque), il suffit en réalité d’être très riche. D’après le très officiel Conseil des impôts, le produit d’une fortune d’une quinzaine de millions d’euros judicieusement placés peut échapper à toute taxation (Cool.

Les grandes entreprises bénéficient également de largesses fiscales quotidiennes. Le groupe Vivendi, alors dirigé par M. Jean-Marie Messier, a profité de plus de 8 milliards d’euros d’exonération d’impôts sur les plus-values au moment de l’acquisition du groupe Universal. La législation offre assurément au ministre des finances, à l’époque M. Laurent Fabius, le pouvoir discrétionnaire de délivrer des dispenses de ce genre. Mais comment justifier cette largesse fiscale accordée à un groupe français quand elle intervient au moment même où ce groupe fait basculer son activité vers les Etats-Unis ? Le ministre a bien exigé, en contrepartie, l’engagement que M. Messier conserverait le siège social du groupe dans l’Hexagone. Pendant... trois ans.

Les défenseurs de la libre entreprise ont fait valoir que ces exonérations fiscales répondaient à l’intérêt général, permettant à Vivendi Universal de se développer et de créer des emplois. On sait ce qu’il est advenu de ce genre de raisonnement : deux ans après sa création, le nouvel ensemble franco-américain, perclus de dettes, a dû se séparer de son trop flamboyant patron et, surtout, de pans entiers de ses activités afin d’éviter la faillite pure et simple. Cette « retraite d’Amérique » a déjà provoqué son cortège de suppressions d’effectifs (9).

La France est aussi ce pays dont l’un des hommes d’affaires les plus fortunés, M. François Pinault, a pu éviter - en utilisant les failles de la législation - d’être assujetti à l’impôt sur le revenu jusqu’en 1997. Il est parvenu à dissimuler, pendant une vingtaine d’années, un quart de sa fortune, détenue à travers des sociétés-écrans domiciliées dans un paradis fiscal des Antilles néerlandaises (10). En somme, le spectre de l’Etat spoliateur et confiscateur, si souvent dénoncé dans la « littérature » bien-pensante, relève largement du mythe. L’actuel ministre des finances, M. Francis Mer, ancien patron d’Usinor (devenu Arcelor), n’a-t-il pas lui-même, quelques mois avant d’entrer au gouvernement, domicilié son entreprise au Luxembourg, à l’occasion d’une fusion avec deux autres groupes industriels ?
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hiram
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MessageSujet: Re: carambouille et compagnie   Mer 5 Oct - 11:53

2ème épisode

Le favoritisme d’Etat permet également de déplacer les contours de la fraude pure et simple vers les rives plus respectables de la simple opération d’« optimisation fiscale ». C’est même une des grandes forces du système : la capacité à masquer certains de ses éclats ravageurs en octroyant une large impunité à ses acteurs. L’exemple du Crédit lyonnais illustre le fonctionnement de ce système de protection. En septembre 1993, devant l’ampleur des pertes de la banque publique, l’inspecteur des finances Jean-Yves Haberer, PDG de l’établissement depuis 1988, est limogé par le gouvernement de M. Edouard Balladur. Mais il est immédiatement reclassé à la tête du Crédit national, autre banque d’Etat. On a connu sanction plus sévère...

L’année suivante, l’Assemblée nationale, au sein de laquelle la droite est alors toute-puissante, constitue une commission d’enquête sur le Crédit lyonnais. Ses conclusions, implacables pour le système de l’économie mixte, négligent d’étudier les relations à sens unique de la banque avec ses grands clients. Au début de cette année, même le procès, censé établir les responsabilités pénales du scandale, a soigneusement évité ce sujet sensible. En ignorant les vrais bénéficiaires du système et en relaxant les responsables du Trésor et de la Banque de France, la justice s’est contentée d’accabler les anciens dirigeants de la banque, alors retirés des affaires et utilisés comme fusibles (11).

M. Jean-Claude Trichet, directeur du Trésor puis gouverneur de la Banque de France à l’époque des faits, a, lui, été relaxé. Il vient d’être promu à la tête de la Banque centrale européenne.

Séduits par les sirènes du pantouflage
La justice n’échappe pas non plus à l’influence du favoritisme d’Etat. Ces dernières années, les grands groupes économiques ont orchestré une vague de recrutements massifs de magistrats. On trouve ainsi des anciens du parquet financier de Paris chez Lagardère, Arnault, Vivendi et Thalès (ex-Thomson). Les groupes Dassault ou Bolloré préfèrent, quant à eux, les anciens juges d’instruction spécialisés dans les affaires financières. M. Jean-Marie Messier, ancien directeur de cabinet de M. Balladur et grand connaisseur de l’appareil d’Etat, avait fait un usage quasi industriel du recyclage privé de magistrats. Il en avait fait entrer trois dans son état-major : M. Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste, Mme Sylvie d’Arvisenet, ancienne substitut de la section financière du parquet de Paris, et M. Francis Cazorla, ancien premier président de cour d’appel. Il est vrai qu’à son arrivée à la tête de Vivendi le sémillant patron avait annoncé son intention de mettre le groupe « en conformité avec la loi. Encore plus qu’avec la loi. Avec la morale (12) ».

Officiellement, tous ces magistrats séduits par les sirènes du pantouflage dans le privé agissent de façon préventive. Il s’agit d’aider les « favoris de la République » à ne pas commettre d’infractions par inadvertance... L’explication a été validée par M. Pierre Bézard. Ce président honoraire de la chambre commerciale de la Cour de cassation estime que « la magistrature doit (...) aider les dirigeants qui n’ont pas frauduleusement démérité mais qui ont seulement démérité à comprendre la loi et à l’appliquer (13) ».Les risques de trafic d’influence découlant d’une privatisation du corps judiciaire n’en sont pas moins évidents. Bien sûr, la chancellerie a le pouvoir de s’opposer au passage d’un magistrat au service d’une entreprise qu’il aurait eu à connaître dans le cadre d’une affaire judiciaire. Mais ce garde-fou peut paraître dérisoire, comme le reconnaît M. Laurent Mayer, ancien adjoint du chef de la section financière du parquet de Paris, aujourd’hui en poste au sein du groupe Thalès : « Je n’ai jamais eu à traiter le dossier dit “des frégates”, dans lequel mon employeur apparaît. Mais j’aurais pu le connaître par cœur. Il aurait suffit que je le demande au collègue qui en a la charge. »

Les bastions de contrôle semblent tomber les uns après les autres. La propre police du monde des affaires en est un exemple. La Commission des opérations de Bourse (COB), qui sert de « gendarme » aux transactions, a laissé se commettre tous les grands scandales financiers qu’elle aurait pu empêcher. L’effondrement de Vivendi Universal, par exemple. Ignorant les signes de dérives graves sur les comptes, la COB ne s’est décidée à ouvrir une enquête qu’au lendemain du limogeage de M. Messier.

Les fers qui la lient aux milieux d’affaires expliquent peut-être cette torpeur. Car, depuis 1985, la maréchaussée de la haute finance est une sorte de milice privée. La COB est en effet financée, non par la puissance publique, mais par le monde des affaires via une redevance acquittée par les entreprises cotées en Bourse. Ce genre de financement contribue à une politique de l’autruche vis-à-vis des puissances d’argent. D’ailleurs, le nombre d’enquêtes boursières révélant des présomptions de graves infractions, et à ce titre transmises par la COB à la justice, diminue d’année en année, alors même que le nombre de transactions en Bourse ne cesse d’augmenter. En 1997, la COB a confié vingt-quatre dossiers à la justice ; quatre ans plus tard, elle n’en a transmis que dix-neuf.

L’interpénétration entre intérêt général et affaires privées est d’autant plus efficace qu’elle est peu signalée au public. La discrétion dont font preuve les grands médias est frappante. Elle s’explique mieux lorsque l’on sait que les principaux bénéficiaires du système sont également les propriétaires de l’essentiel du paysage de l’information française. Le favoritisme d’Etat est solidement protégé par des chiens de garde en papier journal ou en ondes hertziennes (14).

Le pouvoir politique a également tout à perdre à ce que la manifestation de son affaiblissement au profit des puissances d’argent soit débattue sur la place publique. Aussi ne répugne-t-il pas à organiser lui-même l’opacité des transferts de fonds publics vers les fortunes privées. Chargée de veiller à ce que les subventions allouées chaque année aux entreprises privées par l’Etat et les collectivités publiques soient versées à bon escient et correctement employées, la Commission nationale des aides publiques a été créée en 2001 par le gouvernement de M. Lionel Jospin, sous la pression des parlementaires de gauche. Mais à peine cette commission avait-elle commencé ses travaux qu’elle fut subitement supprimée par un amendement sibyllin voté nuitamment par la nouvelle majorité en décembre 2002. Elle n’a pas eu le temps de rendre le moindre rapport.


Bon ça pue bien la suite dans pas longtemps Very Happy


http://www.monde-diplomatique.fr/2003/12/TOSCER/10865

Par Olivier Toscer
Journaliste, auteur d’Argent public, fortunes privées, histoire secrète du favoritisme d’État, Folio documents, Paris, 2003.
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serge
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MessageSujet: Re: carambouille et compagnie   Sam 12 Nov - 22:25

Je pense que Pierre Falcone le grand copain des politiques ( droite et gauche confondus) à sa place dans cette rubrique carambouille et cie pig



Un accord a été signé le 1er novembre entre l’Angola et la Suisse sur la restitution de 21 millions de dollars. Cette décision a été prise malgré l’appel lancé par diverses organisations de la société civile, tant d’Angola que de Suisse, qui demandaient que l’enquête sur les actes de corruption liés à cette somme soit poursuivie.


Les 21 millions rendus à l’Angola avaient été bloqués à Genève pendant une enquête sur des allégations de blanchiment, de soutien à une organisation criminelle et de corruption d’agent public étranger. Il s’agissait d’une affaire liée au règlement d’une dette, rééchelonnée en 1996, de 5,5 milliards de dollars de l’Angola envers la Russie. Entre 1997 et 2000, 774 millions de dollars tirés des revenus pétroliers de l’Angola ont été versés sur un compte à l’UBS appartenant à une société écran, Abalone Investment Limited, créée par l’homme d’affaire Pierre Falcone et son associé Arcadi Gaydanak. 161 millions seulement ont été versés au Ministère des finances de la Russie. Environ 600 millions de dollars sont réapparus sur des comptes appartenant à Falcone, à Gaydamak ainsi qu’à une série d’obscures sociétés dont certaines étaient contrôlées en dernier ressort par de hauts fonctionnaires angolais ainsi que par le président Dos Santos.

Le procureur général du canton de Genève a classé l’affaire en décembre 2004 constatant que personne ne s’était déclaré victime, ou constitué plaignant, et estimant qu’aucune fraude n’avait été commise, en dépit des évidences montrant que des fonds publics avaient été détournés. Jusqu’à présent les appels lancés par des organisations de la société civile, tant angolaise que suisse, en faveur d’une réouverture de l’enquête, n’ont pas été entendus.

L’Action Place financière suisse, la Déclaration de Berne et Global Witness estiment qu’en mettant fin à l’enquête sur cette affaire, la Suisse fait comprendre au monde entier que la place financière suisse constitue un espace d’impunité la rendant utilisable pour le blanchiment d’argent.

« Nous saluons le fait que Ces 21 millions soient affectés à des projets destinés aux personnes les plus vulnérables de la société angolaise » relève Stefan Howald de l’Action Place financière suisse. « L’Angola est un des pays les plus pauvres de la planète malgré ses énormes richesses en diamant et en pétrole. La plupart des Angolais vivent toujours avec moins de 2 dollars par jour. » ajoute Jean-Claude Huot de la Déclaration de Berne.

L’Angola est également un des pays les plus corrompus (à la 133e position sur 145 pays dans l’index de perception de la corruption publié par Transparency International). Sarah Wykes de Global Witness s’interroge donc : « quelles garanties avons-nous que l’argent versé soit effectivement affecté à des tâches humanitaires ? Toute restitution doit être faite dans la plus grande transparence. Des Angolais indépendants et des organisations de la société civile doivent être impliqués dans les décisions prises quant à l’affectation de ces fonds. Un mécanisme de contrôle indépendant doit être mis sur pied. »


http://www.liberationafrique.org/article.php3?id_article=949
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hiram
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MessageSujet: Re: carambouille et compagnie   Ven 2 Déc - 1:38

Petit rappel pour resituer Gaydamak et Falcone, ainsi que leurs petits copains les bienfaiteurs de l'humanité, les chantres de la démocratie et de la paix des peuples toujours avec des colombes de la paix qui font pan pan Shocked alien



Justice. Les démêlées judiciaires de Jean-Christophe Mitterrand mettent à découvert un imbroglio de liaisons douteuses. Du banditisme à une affaire d’État




Au départ était la piste de simples gangsters. Elle a croisé celles de commerçants marrons, d’hommes d’affaire sans scrupules et de personnages nourris dans l’ombre du pouvoir et de la scène médiatique. À l’arrivée, bien des affaires suspectes qui pourraient impliquer un ancien ministre RPR.

L’affaire Jean-Christophe Mitterrand n’est-elle que le fruit d’un fantasme, voire d’une manipulation de la part de juges, qui a pris corps après la découverte par hasard, puis la juteuse exploitation, d’un carnet d’adresses constitué à l’ombre du pouvoir ? Constitue-t-elle au contraire l’un des fils tirés à la surface d’un vaste trafic illicite impliquant divers échelons de l’État jusqu’à un ministre de premier plan soucieux de glisser des peaux de banane sous les dossiers de l’un de ses collègues ? Tels sont les termes de l’alternative qui se dessine après avoir mis bout à bout ce que l’on sait et ce qui est allégué dans cette affaire où l’impression prévaut parfois de plonger dans le rocambolesque. Mais il est vrai que les franges nauséabondes de la politique et de l’affairisme sont de ces lieux dans lesquels la réalité parvient à supplanter les romans les mieux ficelés.

Du côté de la justice était au départ, en septembre 1998, une enquête policière sur un groupe d’individus semblant s’adonner à l’extorsion de fonds. Et d’un. L’affaire conduit à un commerçant du quartier parisien du Sentier. Victime probable, mais apparemment plus inquiète de voir les policiers lui porter secours que soulagée d’être débarrassée de ses maîtres chanteurs, il suscite la curiosité des enquêteurs. Au bout du compte, le commerçant effectivement pillé se révèle trafiquant de devises. Il sera à son tour poursuivi pour blanchiment organisé. Et de deux. Les investigations conduites pour mettre au jour le patrimoine de ce même commerçant conduisent magistrats et policiers à s’intéresser à celui de son avocat fiscaliste, Allain Guilloux. Et de trois.

Lequel Guilloux a revendu au précédent un très vaste appartement du côté de la place des Ternes, en plein 17e parisien chicos, pour occuper à l’oil un appartement du 14e très classe qui se révèle être la propriété d’une société civile immobilière appartenant à un certain Arcadi Gaydamak. Et de quatre. Consultant le dossier d’icelui, trouvé à l’étude Guilloux, les enquêteurs tombent sur son associé en affaire, Pierre Falcone. Et de cinq.

Véritable caverne d’Ali Baba, les placards de Guilloux livrent aux magistrats le dossier Falcone (mais avaient-ils le droit d’y mettre leur nez ?) et moult opérations conduites sous l’égide de la société ZTS Ozos, société de vente d’armes, et de ses filiales Brenco Trading International Limited (basée en île de Man), et Brenco-France. L’une de ces opérations porterait sur un trafic d’armes provenant de l’ex-Armée rouge et expédiées en Angola dans le cadre d’un contrat de 500 millions de francs. Il se trouve que Gaydamak, Falcone et leurs sociétés se trouvent déjà sous le coup d’une enquête lancée en 1996 par le fisc. Des revenus d’ampleur auraient été dissimulés au cours des deux années précédentes. Au printemps 1999, une plainte est déposée.

À la confluence de tout cela, dans les livres de compte saisis, apparaissent, parmi semble-t-il beaucoup d’autres noms propres, des personnages aussi divers que Jean-Christophe Mitterrand, fils de président de la République et un temps conseiller aux affaires africaines de celui-ci (à ce titre, il est connu sur le continent africain sous le sobriquet de Papamadit) ; Jacques Atali, écrivain de renom, ancien conseiller spécial du même président de la République puis président remercié de la Banque européenne de reconstruction et de développement ; Paul-Loup Sulitzer, auteur de best-sellers qui ne dissimule pas ses engagements ultralibéraux ; Jean-Noël Tassez, ancien PDG de la SOFIRAD, société regroupant les participations de l’État français dans l’audiovisuel privé ; Jean-Charles Marchiani, agent des services secrets avant de devenir préfet proche de Charles Pasqua, puis député européen RPF...

Dans ce bouillon de culture, il aurait même été découvert la trace de la SOFREMI, société d’exportation de matériel de sécurité totalement dépendante du ministère de l’Intérieur. D’où, compte tenu des dates, la mise en cause par certains de Charles Pasqua lui-même, lequel n’a par ailleurs jamais démenti entretenir des réseaux très spéciaux en Afrique. L’ancien ministre vient pour sa part de réagir en demandant à la ministre de la Justice " d’engager l’action publique " pour diffamation à l’encontre d’un ministre dans l’exercice de ses fonctions. Pour l’heure, les magistrats instructeurs ont entendu le président du conseil général des Hauts-de-Seine, perquisitionné dans ses bureaux, mais ne l’ont pas mis en examen.

Quant à Pierre Falcone, certaines langues se déliant, on sait aujourd’hui que ce quinquagénaire mène grand train depuis quelques années. La vente des armes en Afrique et en Amérique latine, ça rapporte. Mais ce ne serait là que l’un des volets d’une activité boulimique qui l’a conduit à cultiver de nombreuses relations dans les plus hautes sphères politiques. Ainsi en est-il de l’amitié de Papamadit, alors que celui-ci avait encore un bureau au palais de l’Élysée. Les deux hommes auraient même dès cette époque constitué une société commune.

S’agit-il au bout du compte d’une gravissime affaire d’État impliquant des hommes de l’ombre du pouvoir et susceptible de conduire un ancien ministre devant la Cour de justice de la République ? Ou, plus modestement, d’un tissu de relations compromettantes dédiées à un affairisme fétide et peu scrupuleux des lois fiscales ?

Marc Blachère


http://www.humanite.fr/journal/2001-01-04/2001-01-04-237429
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hiram
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MessageSujet: Re: carambouille et compagnie   Ven 2 Déc - 1:45

La suite du feuilleton"" colombe de la paix fait PAN PAN""



L'Express du 28/12/2000
Les dessous d'un trafic d'armes

par Gilles Gaetner

Les deux industriels soupçonnés d'exportation illégale vers l'Angola ont eu recours à nombre d'intermédiaires. Une affaire qui a bien failli rester secrète...


C'est une histoire à tiroirs. Qui commence par une banale affaire de blanchiment d'argent pour se transformer en un scandale d'Etat. En substance, un gigantesque trafic d'armes illicite vers le Congo et surtout l'Angola, où l'on voit apparaître quelques figures du gratin politico-médiatico-financier: le préfet Jean-Charles Marchiani, proche de Charles Pasqua, Jean-Noël Tassez, ancien patron de Radio Monte-Carlo, Paul-Loup Sulitzer, l'écrivain à succès. Et, tout récemment, Jean-Christophe Mitterrand, ancien responsable de la cellule Afrique à l'Elysée de 1986 à 1992. Le casting serait incomplet si on oubliait les deux acteurs clefs de cette histoire, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, deux industriels aux relations politiques œcuméniques et à la fortune considérable.


Tout démarre le 5 juillet 2000, lorsque les juges Philippe Courroye et Isabelle Prevost-Desprez mettent en examen l'avocat fiscaliste Allain Guilloux pour blanchiment d'argent. Ils le soupçonnent d'avoir mis au point des montages peu orthodoxes, via des SCI, avec Arcadi Gaydamak.


Soucieux d'y voir un peu plus clair, Philippe Courroye saisit le dossier de Gaydamak, ainsi que celui de son associé Pierre Falcone, également client d'Allain Guilloux. Une démarche qui n'est pas innocente. En effet, grâce à une dénonciation anonyme parvenue aux services fiscaux, les deux magistrats savent que Falcone et Gaydamak sont impliqués dans une énorme affaire de vente illégale d'armes vers l'Angola.


Qui sont donc Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak? Le premier, âgé de 46 ans, vient d'une famille napolitaine établie à la fin des années 40 en Algérie et dirige la société Brenco France, qui dispose également de succursales en Amérique latine, au Canada et au Royaume-Uni. Activité: vente d'armes, d'hélicoptères et... de produits alimentaires. Le second, milliardaire russe, qui possède également les nationalités britannique, canadienne et israélienne, est notamment apparu en France, dans les années 90, comme dirigeant d'une société de gestion d'immeubles, Extrainvest. Personnage plein de charme, Gaydamak entretient des relations amicales tant avec Pierre Falcone qu'avec Jean-Christophe Mitterrand ou le préfet Jean-Charles Marchiani.


C'est d'ailleurs ce dernier qui lui remettra, le 14 juillet 1996, l'Ordre national du mérite pour son rôle efficace joué lors de la libération de deux pilotes français retenus en Bosnie. Une cérémonie à laquelle assistait Elisio Figueiredo, ancien ambassadeur d'Angola à Paris et homme lige du président José Eduardo Dos Santos.


La présence de Figueiredo témoigne de la volonté des autorités angolaises de remercier Gaydamak pour services rendus. Ce dernier et Falcone ont envoyé, en 1993, en contournant les autorisations d'exportation, pour 500 millions de dollars (plus de 3 milliards de francs) d'équipements militaires russes - avions de combat, lance-roquettes... - au président angolais Dos Santos.


Généreuses récompenses Cette opération, destinée à aider Dos Santos dans sa lutte contre le chef de l'Unita, Jonas Savimbi, est managée par divers réseaux politiques très présents en Afrique. Que ce soit ceux dirigés par l'ex-préfet du Var, Jean-Charles Marchiani... ce qui lui a valu d'être entendu comme témoin par le juge Courroye. Que ce soit encore ceux de Jean-Christophe Mitterrand. Lequel, en guise de récompense, aurait perçu, via la société Brenco de Pierre Falcone, 12 millions de francs entre 1993 et 1998. A la découverte de cette somme, qui a transité sur un compte suisse, le juge Courroye n'a pas molli: il a envoyé Jean-Christophe Mitterrand en prison. Son avocat, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, devait plaider, mercredi 27, sa mise en liberté.


Décidément, Brenco savait se montrer généreuse. Paul-Loup Sulitzer, pour ses conseils prodigués en matière de presse au groupe Falcone, aura droit à 1,2 million de francs; Jean-Noël Tassez, présenté à Falcone, à la fin de 1995, par Jean-Christophe Mitterrand, se verra allouer un prêt de 500 000 francs, qu'il doit rembourser en février 2001. Quant à Jacques Attali, l'ancien conseiller de François Mitterrand, il a été entendu comme témoin par le juge Courroye, sur la mise au point de techniques de microcrédits destinés à financer des prêts pour l'Angola.


Bref, une histoire ahurissante. Dont on n'aurait jamais rien su si, un jour de 1999, un industriel français proche du PS, ami de Nelson Mandela, qui avait introduit Gaydamak en Angola, n'avait dénoncé ce dernier au fisc. Gaydamak avait oublié de se montrer généreux envers son protecteur...



http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/falcone/dossier.asp?ida=418625

Et dire qu'à la même époque, ses braves gens freinaient des quatre fers la main sur le coeur, pour la levée de l'embargo en Irak.
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MessageSujet: Re: carambouille et compagnie   Ven 2 Déc - 1:50

Nouvelles toutes fraîches de nos bienfaiteurs de l'humanité


Des fonds russes bloqués intéressent Nessim Gaon
18 novembre 2002 11:00


Complètement ruiné, Nessim Gaon veut récupérer de l'argent russe bloqué à Genève. [swissinfo]


Depuis plus d’une décennie, l’homme d’affaires genevois réclame 800 millions de dollars à la Fédération de Russie.

Pour rentrer dans ses fonds, Nessim Gaon tente de récupérer une dette angolaise vis-à-vis de la Russie, bloquée à Genève par la justice helvétique.

Même le scénariste le plus fou n’aurait imaginé une histoire aussi échevelée. Nessim Gaon, 80 ans, chassé du plus grand palace de Suisse, le Noga Hilton, tente de se refaire en empochant la cagnotte de deux marchands d’armes, Arcady Gaydamak, et Pierre Falcone, mouillés dans l’«Angolagate».

Le fondateur de la société Noga est aujourd’hui ruiné. En 1991, Nessim Gaon signe un fabuleux contrat de 1,5 milliard de dollars avec la Fédération de Russie. Il vend à Moscou des aliments pour bébés, des produits vétérinaires, des pesticides, et se paie en pétrole russe.

Hélas, les Russes ne tiennent pas leurs engagements. Malgré plusieurs condamnations prononcées par le Tribunal arbitral de la Chambre de commerce de Stockholm, la patrie de Vladimir Poutine continue de faire la sourde oreille. Complètement fauché, Nessim Gaon a été contraint de quitter il y a quelques semaines son enfant, le Noga Hilton à Genève.

Une dette de 1,5 milliard de dollars

Pour contraindre la Fédération de Russie à rembourser sa dette, l’homme d’affaires genevois a tenté de faire séquestrer de «Sedov», un voilier russe, dans le port de Brest en juillet 2000. Puis, l’année suivante, deux avions militaires de l’ex-URSS au Salon du Bourget.

La France, qui ne souhaite pas contrarier la Russie, ne lui a pas donné gain de cause. «Nous avons donc demandé à récupérer une créance russe séquestrée à Genève par la justice suisse», explique Marc Bonnant, l’avocat de Nessim Gaon. En l’occurrence, une dette de 1,5 milliard de dollars de l’Angola vis-à-vis de la Russie.

Cette somme n’est pas allée directement de Luanda à Moscou. Elle s’est arrêtée sur le compte Abalone, détenu à l’UBS à Genève par Arcady Gaydamak. Cet homme d’affaires d’origine russe, actuellement réfugié en Israël, est recherché par les justices suisse et française.

Le juge genevois Daniel Devaud l’a notamment inculpé pour «blanchiment d’argent, soutien à une organisation criminelle, et corruption d’agents publics étrangers». Sur les 775 millions de dollars déjà versés par l’Angola pour éponger sa dette, la Fédération de Russie n’en a récupéré que 161 millions.

Vente d’armes à l’Angola

En revanche, 130 millions de dollars seraient allés dans les poches d’Arcady Gaydamak et 60 millions dans celles de son associé, le Français Pierre Falcone, ancien titulaire d’un permis B dans le canton de Vaud.

Les deux hommes sont également poursuivis pour avoir vendu pour 463 millions de dollars d’armes à l’Angola, pays en guerre.

L’arrivée de l’ancien patron du Noga Hilton dans ce dossier déjà très complexe ne manque pas de faire sourire le juge Daniel Devaud. «Je ne vois pas à quel titre monsieur Nessim Gaon pourrait entrer dans cette procédure. De toute façon, il n’est pas le seul créancier à lorgner sur les avoirs russes», commente le magistrat.

swissinfo/Ian Hamel


http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=1461426
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MessageSujet: Re: carambouille et compagnie   Ven 2 Déc - 1:56

Encore des nouvelles du bienfaiteur Arcadi Gaydamak


'homme d'affaires israélo-russe Arcadi Gaydamak a été brièvement interpellé par la police israélienne, lundi 28 novembre, alors qu'il était sur le point de se rendre en Russie. M. Gaydamak a été interrogé dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent mettant en cause l'une des succursales de la banque israélienne Hapoalim à Tel-Aviv. M. Gaydamak disposait d'un compte dans cette banque. Lorsque l'affaire avait éclaté, en mars, M. Gaydamak, qui se trouvait alors en Russie, avait nié avec force y avoir été mêlé, précisant que le compte ouvert n'avait été utilisé que pour des dépenses courantes. Selon la presse israélienne du 29 novembre, la police s'intéresserait à d'autres comptes ouverts dans la même banque, sur lesquels des mouvements de fonds auraient attiré son attention.



M. Gaydamak, relâché après un interrogatoire et la perquisition de son domicile, a tenu une conférence de presse, lundi, pour protester contre ce qu'il considère comme une persécution liée à ses origines russes et à sa fortune. Visé, en France notamment, par un mandat d'arrêt international délivré par le juge d'instruction Philippe Courroye, à propos d'un trafic d'armes à destination de l'Angola en 1994, l'homme d'affaires a brutalement rompu, après la découverte de cette affaire de blanchiment, avec la discrétion qui entourait jusqu'à présent ses séjours en Israël. Il a ainsi acheté le Betar Jérusalem, qui compte parmi les principales équipes de football israéliennes.

Cette offensive médiatique, ponctuée le 16 novembre par l'arrivée aux commandes du Betar de l'ancien international français Luis Fernandez, ne s'est pas limitée au domaine sportif. A la veille de son arrestation, M. Gaydamak a fait part de son intention de créer un nouveau parti politique et de participer aux élections législatives anticipées prévues pour le 28 mars. L'homme d'affaires est déjà président du Betar international, un mouvement politique situé clairement à droite et qui se revendique de l'héritage idéologique de Zeev Jabotinsky et de Menahem Begin. En Israël, l'électorat "russe", visé par M. Gaydamak, est généralement situé à droite. Ses deux représentants les plus connus, Avigdor Liberman et Nathan Chtcharanski, se sont ainsi opposés au retrait israélien de Gaza.


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-715436@51-662129,0.html
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MessageSujet: Re: carambouille et compagnie   Dim 4 Déc - 14:22

IMMUNITES DIPLOMATIQUES

(Nous préparons un sujet sur l'immunité diplomatique, nous évoquerons un certain nombre d'affaires. Je voulais dans cette perspective vous demander pourquoi le Quai d'Orsay n'avait-il rien tenté pour empêcher la nomination de Pierre Falcone à l'UNESCO ?)

M. Falcone a été nommé par l'Angola comme ministre conseiller auprès de l'UNESCO. Les privilèges et immunités qui sont liés à cette fonction découlent de l'application de l'accord de siège qui existe entre l'UNESCO et la France, ainsi que de la Convention de Vienne sur les privilèges et immunités diplomatiques. C'est l'application de ces textes qui font que M. Falcone, effectivement, s'est vu reconnaître certains privilèges et immunités.

(Ceci veut donc dire qu'un Français qui serait poursuivi pour meurtre ou pour viol pourrait faire la même chose et échapper à la justice française de cette façon ? Vous n'avez donc aucun moyen de contrer cette méthode.)

Les privilèges et immunités dont bénéficie M. Falcone ne sont liés qu'à l'exercice de ses fonctions de ministre conseiller de la délégation angolaise auprès de l'UNESCO.

(Donc, cela implique qu'une personne qui serait poursuivie pour meurtre pourrait, de la même manière, échapper à la justice française ? C'est imparable.)

Non, ce n'est pas du tout imparable, et dans certains cas, l'immunité peut être levée à la demande des autorités judiciaires. Dans certains cas, nous avons demandé que l'immunité soit levée et elle l'a été.

(En l'espèce ces mêmes autorités auraient aimé faire leur travail, mais elles n'ont pas pu le faire à cause de cette immunité. La balle est donc plutôt dans votre camp n'est-ce pas ?)

Je n'ai pas les derniers développements du dossier en tête, mais, je le redis, des textes et un cadre juridique existent. Ensuite, il y a des procédures. A l'intérieur de ces procédures, je ne peux pas vous dire précisément aujourd'hui où nous en sommes mais je vous rappelle simplement le cadre général tel qu'il existe.

(Dans une autre affaire, en septembre 2004, le fils de M. Qaddafi avait été arrêté sur les Champs Elysées, il avait été relâché en raison de son immunité diplomatique. D'après nos informations, il n'était pas du tout accrédité au Quai d'Orsay. Comment est-ce possible ?)

L'expression correcte n'est pas "accrédité au Quai d'Orsay". L'immunité diplomatique s'applique aux personnels diplomatiques qui résident en France, elle s'applique également aux personnes qui effectuent une mission officielle en France.

(Etait-ce le cas du fils de M. Qaddafi ?)

A ma connaissance, non. Il ne bénéficiait pas de l'immunité diplomatique et nous avons fait part aux autorités libyennes de notre mécontentement pour le comportement de M. Hannibal Qaddafi.

(Pourquoi a-t-il été relâché alors ?)

Je ne sais pas.

(D'après la police, c'est le Quai d'Orsay qui l'aurait demandé.)

Je ne sais pas, je n'ai pas d'élément à ce sujet. Je vous redis que nous avons fait part de notre mécontentement aux autorités libyennes.

(Concernant l'affaire Ndenguet en avril 2004, le chef de la police congolaise avait été mis en examen et puis relâché en pleine nuit et en raison de son immunité. Là encore, il n'était pas accrédité au Quai d'Orsay, lequel avait fourni une lettre à la Justice disant, d'après les informations que nous avons obtenues à l'ambassade du Congo qu'il était protégé par l'immunité. Or, un envoyé d'un pays doit, auparavant, être accrédité au Quai d'Orsay. Comment les choses fonctionnent-elles ?)

Je n'ai pas forcément la chronologie précise en tête. Ce qui est important, c'est le fait que les autorités du pays d'où vient cette personne nous disent que cette personne est en mission officielle, ce qui, semble-t-il, était le cas en l'espèce.

(Mais, le Quai d'Orsay n'était pas au courant avant, est-ce normal ?)

Je ne sais pas. Ce que je dis, c'est qu'à un certain moment, nous avons su qu'il était en mission officielle.

(Mais, dans la procédure judiciaire, dans un premier temps, le Quai d'Orsay indique que cette personne n'est pas protégée par l'immunité car elle n'est pas accréditée. Dans un second temps, il se renseigne à l'ambassade du Congo pour savoir s'il est effectivement en mission officielle. Est-ce la procédure normale ?)

Ce qui est important, c'est de savoir si la personne est en mission officielle ou non. Dans le cas d'espèce, je ne sais pas quelle était la chronologie précise, ni dans quel ordre les choses se sont faites.



http://www.latribune.fr/News/News.nsf/AllByID/IDD706C151B0

Au fait c'est combien le tarif pour un auto radio dwarf
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