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 François BAYROU

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AuteurMessage
stéphane
Invité



MessageSujet: François BAYROU   Ven 16 Mar - 16:33

Biographie

François Bayrou en 2006.François René Jean Lucien Bayrou est né le 25 mai 1951 à Bordères, entre Pau et Lourdes. Il est le fils de Calixte Bayrou, cultivateur, et d'Emma Sarthou (originaire de Serres-Morlaàs), agricultrice.

Il se marie en 1971 à l'âge de 20 ans et suit des études dans une classe préparatoire littéraire et à l'Université Bordeaux III. Il obtient l'agrégation de lettres classiques à 23 ans. Son père meurt d'un accident du travail, et, tout en enseignant, il aide sa mère à tenir l'exploitation. Il réussit à vaincre son bégaiement.

Il est l'auteur d'une biographie d'Henri IV, Le roi libre, qui a remporté un grand succès (300 000 exemplaires vendus). Il s'est lancé avec succès dans l'élevage de chevaux pur-sang de course.

Avec son épouse Élisabeth, il a six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès, André) et douze petits-enfants.


Parcours politique
Jeune, François Bayrou est proche des mouvements non-violents, notamment de la communauté de Lanza del Vasto. À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. Enseignant laïc convaincu, d'inspiration démocrate-chrétienne, catholique pratiquant, c'est un fervent partisan d'une Europe fédérale.

En 1993, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle française de 1995, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. Il veut alors intégrer au budget de l’État les investissements et la construction des établissements d’enseignement confessionnel, et intégrer à l’Éducation nationale les enseignants du privé. Le 24 janvier 1994, un million de Français manifestent pour défendre l'école laïque, et obtiennent le maintien de certaines dispositions de la loi Falloux. François Bayrou perd ensuite sa dernière attribution (la formation professionnelle) dans le deuxième gouvernement Juppé. Opposé à la dissolution de 1997, il quitte le ministère à la suite de l'arrivée au pouvoir de la gauche plurielle. Sa présence à ce ministère est remarquée pour sa méthode prudente et concertée en matière de réformes (critiquée par exemple par Claude Allègre, approuvée par Jack Lang) ; il y dirige une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie-Françoise Desmeuzes.

Élu en 1994 président du CDS, il crée en 1995, au congrès de Lyon, Force Démocrate (FD) en fusionnant le CDS et le Parti social-démocrate, de tradition laïque, d'André Santini. Il est élu en 1998 à la tête de l'UDF qui regroupe des partis du centre, dont FD, et de droite, dont Démocratie libérale (DL). Après les élections régionales de 1998, Alain Madelin et d'autres leaders de DL approuvent les présidents de région réélus grâce au soutien des élus Front national alors que François Bayrou réaffirme alors son refus de toute compromission avec l'extrême droite. DL quitte alors l'UDF, dont les autres composantes fusionnent la même année pour créer un parti unifié, la Nouvelle UDF. François Bayrou conduit, lors des élections européennes de juin 1999, la liste UDF, qui recueille 9,28% des voix ; il tient son engagement de siéger à Strasbourg et entre donc au Parlement européen, dont sa seconde de liste, Nicole Fontaine, obtient la présidence.

François Bayrou se présente comme candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2002.


François Bayrou à Thyez en Haute-Savoie le 17 juillet 2006.Sa campagne connaît des débuts difficiles, avec notamment des sondages le créditant longtemps de moins de 5% des voix. Plusieurs leaders de l'UDF appellent à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. Lors de la campagne présidentielle, à Strasbourg, et pendant une altercation verbale avec des jeunes qui avaient insulté la Maire de Strasbourg, Fabienne Keller, avec laquelle il se trouvait[1], il gifle un enfant de dix ans qui essayait de lui faire les poches. Contre toute attente, François Bayrou se classe quatrième, avec 6,84% des voix, après Lionel Jospin et devant Jean-Pierre Chevènement. Il appelle Jacques Chirac, opposé au second tour à Jean-Marie Le Pen, à constituer une large coalition à partir de sa majorité de second tour. Jacques Chirac tente au contraire avec Alain Juppé de fusionner la droite et le centre dans un parti unique, l'Union pour la majorité présidentielle, rebaptisé ensuite Union pour un Mouvement Populaire (UMP). La majorité des parlementaires UDF, emmenés par Philippe Douste-Blazy, quitte ce parti pour l'UMP. Cependant, trente députés UDF sont élus et constituent un groupe parlementaire pour la XIIe législature (2002-2007), dont François Bayrou qui revient à l'Assemblée Nationale, élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

S'affirmant, dès la première question de confiance posée par le nouveau gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, opposé à « l'État-UMP », il annonce l'intention de se prononcer librement sur chacun des actes du gouvernement.

L'UDF obtient 12% des voix aux élections régionales et aux élections européennes de 2004, où progresse le nombre de ses élus conseillers régionaux et députés européens ; aux cantonales de la même année, le nombre de ses conseillers généraux et présidents de conseils généraux progresse également.

Pour les régionales en Aquitaine, avec 16% des voix, François Bayrou arrive en troisième position derrière la liste PS du président Alain Rousset, qui sera réélu, et celle de l'UMP radical Xavier Darcos, Ministre délégué à l'Enseignement scolaire. Devancée dans toutes les régions par l'UMP, l'UDF accepte la fusion de ses listes avec celles de l'UMP au second tour.

Au Parlement européen élu en 2004, l'UDF quitte le groupe parlementaire de droite du Parti populaire européen auquel appartient l'UMP, pour rejoindre, avec ses alliés du Parti démocrate européen, le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

En 2005 et 2006, il s'oppose de plus en plus à la politique du gouvernement de Dominique de Villepin, sur son contenu et sur ses modalités - en particulier le mépris dans lequel est, selon lui, tenu le Parlement. Pour la première fois depuis son arrivée à la tête de l'UDF en 1998, il vote une motion de censure contre un gouvernement de droite : la deuxième déposée par le Parti socialiste contre le gouvernement Villepin, le 16 mai 2006 dans le cadre de l'Affaire Clearstream 2 (la première ayant été déposée en février 2006 lors de la crise du CPE).

Depuis fin 2004, il s'est démarqué de l'UMP, rejoignant parfois certaines revendications de membres du PS comme Dominique Strauss-Kahn. Il s'est ainsi vu contester la suprématie de son parti par l'actuel Ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, qui est favorable à un rapprochement avec l'UMP.

Lorsque le Parti socialiste a déposé une motion de censure le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin, François Bayrou et dix députés de son groupe (sur trente) ont voté ce que F. Bayrou a qualifié de « censure franche » par opposition à la censure « des couloirs » (plusieurs dizaines de députés UMP partisans de Nicolas Sarkozy s'étaient rassemblés à la buvette de l'Assemblée Nationale). Ce vote de la motion de censure est une expression personnelle de chaque député UDF, et non une consigne de groupe.

Bien qu'adoptant une telle position envers le parti au pouvoir, le président de l’UDF a néanmoins apporté son soutien à la liste du candidat Alain Juppé à la mairie de Bordeaux en août 2006.


Présidentielle de 2007
Voir l’article Élection présidentielle française de 2007.
Le 10 juin 2006, à Issy-les-Moulineaux, à l'occasion d'un conseil national statutaire de l'UDF, François Bayrou jette les grandes lignes de ses ambitions présidentielles en proposant de mener une Révolution civique. François Bayrou souhaite une gouvernance d'Union nationale capable de rassembler des personnalités de droite, de gauche et du centre ; il prend en exemple Henri IV (qui a gouverné avec des catholiques et des protestants après les guerres de religion) et Charles de Gaulle (qui lors du GPRF en 1945 a gouverné avec des communistes, des socialistes, des centristes et des gaullistes) qui ont surmonté les crises de cette manière (éviter la possibilité d'une deuxième guerre de religions d'une part et d'une guerre civile entre collaborateurs, communistes et résistants d'autre part). Le Congrès d'Issy-les-Moulineaux vit également Gilles de Robien se faire « bousculer ».

De fin 2005 à juin 2006, il prend position contre la loi DADVSI.

À l'automne 2006, il publie un recueil de ses discours à l'Assemblée Nationale intitulé Au nom du Tiers-État, précédés d'un essai dans lequel il entame une réflexion sur les origines du « mal français ». Il fustige les politiques de François Mitterrand et de Jacques Chirac qui auraient détruit l'espoir et la modernité des politiques du général de Gaulle et de Valéry Giscard d'Estaing. Selon François Bayrou, c'est le pouvoir clanique qui en serait à l'origine : le clan Mitterrand d'un côté et celui de Chirac de l'autre. Ceux-ci se seraient approprié la direction du pays de 1981 à maintenant grâce à leurs clans, les amis respectifs de Mitterrand et de Chirac bénéficiant des postes importants de l'État.




La candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle du printemps 2007 a été officialisée le 2 décembre 2006 par une annonce à Serres-Castet, dans sa circonscription du Béarn.

François Bayrou bénéficie à cette occasion d'une grande popularité dans les sondages. Selon le journaliste Serge Moati, il pourrait devenir une surprise de l'élection présidentielle de 2007. Sur LCI, dans leur débat hebdomadaire, Jacques Julliard et Luc Ferry, ainsi que Christophe Barbier, estiment que François Bayrou veut un peu recréer le MRP de la IVe République en voulant faire de l'UDF le pivot incontournable des grandes formations. Ils estiment aussi que la seule véritable alternance résiderait alors dans les extrêmes malgré les problèmes de ces candidats pour obtenir les 500 signatures d'élus indispensables à une candidature officielle. Le président du Parti fédéraliste, Christian Chavrier, s'est rallié à Bayrou et fait partie de son équipe de campagne avec pour rôle d'y promouvoir les aspects fédéralistes en France et en Europe. En mars 2007, c'est au tour de la présidente du parti écologiste Cap 21, Corinne Lepage, de lui apporter son soutien après l'abandon de sa candidature. Le 13 mars Édouard Fillias d'Alternative libérale jette également l'éponge à sa candidature et soutiend François Bayrou.

En raison de sa récente montée dans les sondages, François Bayrou a fait l'objet d'une cellule à l'UMP pour lutter contre lui. Grâce à celle-ci, Simone Veil, UDF de longue date, a rejoint Nicolas Sarkozy à grand bruit.

François Bayrou a aussi fait l'objet d'une chanson soutien pour sa campagne ("K Bayrou") qui a connu un grand succès sur internet.


Prises de position

L'Europe
François Bayrou est député européen de 1999 à 2002. Il affirme, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et demande - en vain - un vote de l'Assemblée nationale sur cette question.

L'année suivante, il fait campagne en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, que les électeurs français consultés par référendum rejettent le 29 mai 2005.


La VIe République
Il a déclaré à plusieurs reprises souhaiter le passage à une VIe République. Le 5 avril 2006, il estime que la crise du Contrat première embauche (CPE) s'est soldée par « un effondrement des institutions » et que « le moment est venu ». Il propose une séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui[4].


Régions
Parlant couramment béarnais, François Bayrou a fait de cette langue un vecteur pour défendre son attachement aux régions et à la ruralité.

Il s' est notamment prononcé pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, ainsi que le regroupement des deux Normandies.


François Bayrou et les médias
François Bayrou a souvent remis en cause l'objectivité des médias français appartenant à de grands groupes industriels. Le 2 septembre 2006, par exemple, interviewé durant le journal de 20 heures de la chaîne française de télévision privée TF1 (détenue par le groupe Bouygues) par la présentatrice Claire Chazal, en direct de l'université d'été de l'UDF à La Grande-Motte, il déclarait :

« Les grands médias ont orchestré pour les Français un choix dicté à l'avance. L'argent et la politique doivent être séparés ; notamment lorsque des puissances économiques détiennent de puissants médias (...) c'est un problème républicain.»

et
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sylvie
Invité



MessageSujet: prise de position intéressante   Jeu 22 Mar - 13:04

François Bayrou, loin de la ligne Sarkozy, n’oublie pas que les fonctions publiques sont des femmes et des hommes. Et que « la fonction publique, c’est l’Etat. L’Etat doit être présent là où ça va mal, dans les banlieues sensibles et dans les zones rurales abandonnées, au plus près des populations en difficulté. Il faut inverser notre politique et réimplanter l'Etat au cœur de ces territoires, pour y incarner le service public et la sécurité. » J’applaudis des deux mains.

J’approuve également son respect pour les syndicats qui doivent redevenir, dans une « société civile organisée » des interlocuteurs écoutés et entendus. Ceux qui à l’UMP le voient « prisonniers des syndicats » sont ceux qui voudraient voir une France transformée en désert syndical (ce qu’elle en partie déjà si on la compare à l’Allemagne et à d’autres).Ceux qui gauche tentent de le « faire passer pour un porte parole masqué de la droite » oublient où le MEDEF entraîne Sarkozy et où conduisent l’irréalisme et les promesses démagogiques.

LES PERILS DE DEUX DOGMATISMES

Les deux dogmatismes hérités du XIX ième siècle, qui animent les deux camps qui imposent le système dont Bayrou veut sortir se traduisent par deux conservatismes qui sont déjà responsables de l’état actuel d’une France économiquement faible et socialement malade. Et par deux lignes de conduites porteuse de nouveaux dangers : des réformes rendues impossibles par le désordre social qu’engendrerait Sarkozy ou par la crise économique qu’aggraveraient les propositions incohérentes, contradictoires et inadaptées de Mme Royal qui, il est vrai, change trop souvent d’avis pour savoir comment et avec qui il elle gouvernerait…

La France a besoin d’emprunter un « autre chemin » pour se réparer, se redresser et renouer avec cette croissance maîtrisée qui doit concilier compétitivité et solidarité.

Pardon d'avoir été un peu longue dans ma réponse, Anita. Merci pour votre question et votre attention.

Chantal CUTAJAR
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